Voyage: Suite à la pandémie de la covid-19, un grand nombre d’industries souffrent terriblement. Et l’une d’elles voit son activité connaître des pertes colossales. Il s’agit bien évidemment du monde du tourisme et des voyages. La grande question et de savoir quand il sera possible de voyager à nouveau normalement.

Et dans ce domaine, la réponse est loin d’être évidente. Cela dépend de nombreux facteurs qu’il est encore difficile de prédire aujourd’hui. Mais dans l’état actuel de la situation, il paraît imprudent de prévoir des vacances à l’étranger. Si quelques pays européens sont encore ouverts aux touristes, d’autres ont imposé des mesures draconiennes. L’Espagne et l’Italie n’ont par exemple pas imposé de restriction aux touristes étrangers, à condition de fournir un test PCR négatif. Alors que l’Angleterre oblige tout voyageur à subir une quarantaine. Il en est de même pour la Belgique par exemple. Concernant les destinations plus lointaines comme l’Amérique ou l’Asie, s’y rendre sans motif impératif paraît hasardeux.

Alors que cette année, il reste encore les congés de la Toussaint et les fêtes de fin d’année, beaucoup de Français se posent la question concernant un éventuel voyage. Et ce choix comporte encore beaucoup d’inconnus. Tout cela dépendra aussi de l’évolution de la maladie et des restrictions mises en place par les gouvernements.

En attendant de nouvelles informations, il est possible de tirer un bilan de ce que la covid-19 aura eu comme impact sur le tourisme. En Europe, les chiffres montrent une diminution de 40 % par rapport à 2019. En France, l’Organisation Mondiale du Tourisme prédit que ” Les arrivées touristiques internationales pourraient se contracter de 20 à 30 % sur 2020 “. Des chiffres qui sont en correspondance avec les statistiques des autres pays européens.

Si les compagnies aériennes ont repris leurs lignes internationales, c’est loin d’être la ruée dans les aéroports. Et il existe quelques contraintes qui sont toujours d’application. Par exemple, les voyages en Chine sont toujours soumis à la présentation d’un résultat négatif au test PCR. Au sujet des États-Unis, la majorité des Européens ne sont toujours pas autorisés à entrer sur le territoire. Le choix des destinations est donc assez restreint et il faudra bien vous renseigner avant d’envisager de réserver votre vol et votre séjour. Car ici, tout est une question de convention. Tout dépend de votre pays d’origine et de votre destination et des accords entre les deux pays. Il s’agit donc d’un véritable casse-tête qui doit être étudié au cas par cas. Il est possible de vous informer sur le portail du ministère des Affaires étrangères, qui pourra vous aider à évaluer les risques et les obligations en rapport avec votre futur lieu de séjour.

À la question de savoir si légalement, on peut voyager dans l’espace européen, voici la réponse du ministère : ” Conformément aux recommandations de la Commission européenne, la France a levé le 15 juin, sous réserve de réciprocité, l’ensemble des restrictions de circulation aux frontières intérieures de l’espace européen.(…) Une incertitude concernant l’avenir de l’épidémie demeurant, le retour de la circulation du virus, active ou modéré à court moyen terme ne peut être exclu. Continuer à limiter les déplacements est nécessaire pour ralentir la progression de l’épidémie dans le monde. Il est fortement recommandé aux voyageurs de contracter une assurance voyage et de vérifier qu’elle couvre les risques sanitaires liés à la covid-19 “. Concernant les déplacements hors de l’espace européen, le site de France diplomatie prodigue à peu près les mêmes conseils. Il suggère de différer jusqu’à nouvel ordre tous les voyages ou déplacement hors de l’espace européen. Il s’agit ici de recommandations et non pas d’interdictions. Mais comment envisager deux semaines de vacances si votre pays d’accueil vous impose quatorze jours de quarantaine ?

Cette année s’annonce donc catastrophique pour l’industrie du tourisme. Et sur le site de la Fédération nationale des organismes institutionnels du tourisme, la tendance est également au pessimisme. ” Un Français sur deux est parti en vacances en juillet et août ” affirme l’ADN Tourisme. Selon la même source, il existe une réelle baisse de la clientèle étrangère. Même si certaines nationalités comme les Belges, les Néerlandais et les Suisses sont restés fidèles à la France. Mais la plus grosse inquiétude demeure l’arrière-saison, c’est-à-dire celle qui s’étend de maintenant jusqu’à l’été prochain. Toutes les régions ne sont pas non plus logées à la même enseigne. Et certains coins de France s’en sont mieux sortis que d’autres. De toutes les manières, 2020 restera dans les mémoires comme une année catastrophique pour cette industrie. Au niveau international, il est difficile de prédire l’avenir. Mais les voyages longs-courriers semblent compromis jusqu’à 2021, du moins dans des conditions normales et optimales.

Donc, à la question, quand pourrons-nous re voyager normalement ? La réponse est : impossible de le prédire !

Généralement, les Français préparent leur voyage. Et quand ils choisissent de se rendre à plusieurs milliers de kilomètres de la France, ce sont généralement des réservations qui s’effectuent 6 à 8 mois à l’avance. Le client a donc du mal à se projeter jusque-là. De plus, ce type de séjour représente un coup important pour les touristes. Ils ne seront donc pas prêt à prendre le risque de voir leurs vacances annulées. Mais si vous souhaitez néanmoins voyager, prenez tous les renseignements nécessaires au préalable et munissez-vous d’une bonne assurance. Selon plusieurs observateurs, le nombre de voyageurs se déplaçant loin, voir très loin pour des motifs de loisirs ne devraient pas augmenter avant la fin de l’année 2021. Mais une fois de plus, il s’agit ici de suppositions qui dépendent de l’évolution de la pandémie.

Selon plusieurs études, le tourisme international pourrait reculer de 60 à 80 %. Il s’agirait donc de la pire crise que le tourisme ait connu. Le secteur aurait déjà perdu à ce jour plus de 80 milliards de dollars sur les trois premiers mois de l’année. Au total, les pertes financières pourraient atteindre 1200 milliards de dollars, soit 1111 milliards d’euros. L’Organisation Mondiale du Tourisme estime que ce sont plus de 120 millions d’emplois qui sont menacés.

À ce jour, ce sont encore plus de 93 pays à travers le monde qui ont leurs frontières totalement fermées. Mais il existe des portes qui sont encore ouvertes pour tenter l’aventure. Concernant un retour à la normale, les prochaines semaines seront vraisemblablement décisives.