La campagne de vaccination contre la grippe démarre ce mardi 13 octobre. Voici ce qui est différent des autres années. Explications.

Une campagne de vaccination importante pour les Français

Ce mardi 13 octobre, la campagne de vaccination contre la grippe a débutée et et visera en priorité les patients à risque de complications graves de la grippe. En effet, la vaccination permet de protéger les patients à risque de complications graves de la grippe qui est “une infection respiratoire qui peut entraîner chez les personnes à risque des complications graves, telles qu’une pneumonie ou l’aggravation d’une maladie chronique déjà existante (diabète, insuffisance cardiaque ou respiratoire, etc.)”. Les personnes éligibles à la vaccination contre la grippe sont : les personnes âgées de 65 ans et plus ; les personnes (adultes et enfants) souffrant de certaines pathologies chroniques ; les personnes présentant une obésité sévère et les femmes enceintes.

Chaque année en France, elle cause la mort d’environ 10 000 personnes, selon Santé publique France. Il faut rappeler surtout que “durant la saison 2019-2020, (…) les trois quarts des personnes admises en réanimation pour une grippe grave étaient éligibles à la vaccination car présentant un des facteurs de risque (…). Or parmi celles-ci, moins d’un tiers avaient été vaccinées”. Une situation qui doit changer surtout en ce moment dans une période de grande tension du système de santé et en cas de circulation concomitante du virus SARS-CoV-2 (communément appelé Covid-19) et de virus grippaux.

Un couvre-feu pour la France ?

Ce mercredi 14 octobre, Emmanuel Macron prendra la parole pour prendre des mesures fortes contre la propagation du Coronavirus. En effet, d’après plusieurs chef de services, il est important de faire quelque chose le plus rapidement possible, avant d’aller droit dans le mur : “Il est très facile de se projeter dans trois semaines, voire dans six semaines. Et franchement, nous avons l’impression que nous allons dans le mur fin octobre en termes d’entrées dans les réanimations et de pression sur le système de santé” explique le Pr Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Tenon (Paris).

Ce même docteur estime que le couvre-feu est une bonne solution, mais que l’efficacité d’une telle mesure ne se verra pas avant “au moins trois semaines” : “Il faut que la population comprenne que ces décisions sont prises dans une situation extrêmement tendue, que nous ne maîtrisons pas et pour laquelle nous n’avons pas de passif. Nous ne pouvons pas copier un modèle déjà utilisé. Mais nous avons appris de la première vague qu’il fallait une gestion déconcentrée“. Voilà qui est dit.