À l’occasion des vingt ans de la mort de Lady Diana, décédée le 31 août 1997 à Paris suite à un terrible accident de la route ayant également coûté la vie à son amant Dodi Al-Fayed et au chauffeur du véhicule Henri Paul, un nouveau témoignage relatant la nuit du drame vient de paraître dans les colonnes du tabloïd anglais The Sun.

Il s’agit de celui de Xavier Gourmelon, l’un des pompiers arrivés en premier sur les lieux de l’accident. Âgé de 49 ans, ce Français originaire de Bretagne n’a jamais évoqué publiquement la terrible nuit lors de laquelle la princesse de Galles a perdu la vie, son statut de militaire le tenant autrefois au secret professionnel. Aujourd’hui retraité, Xavier Gourmelon a ainsi accepté de parler de cet accident pour la toute première fois, admettant que cette nuit du 31 août le hante toujours.

Il était environ 00h30 lorsque les premiers intervenants sont arrivés sous le pont de l’Alma, constatant la carcasse presque entièrement détruite de la Mercedes dans laquelle roulait la mère des princes William et Harry.

Comme le confie Xavier Gourmelon au Sun, Lady Di était encore consciente et avait les yeux ouverts lorsque les pompiers sont parvenus à accéder à l’intérieur de l’épave. “La voiture était détruite et nous procédions comme pour n’importe quel autre accident de la route. Nous avons d’abord regardé qui avait besoin d’aide et qui était vivant”, a-t-il confié.

J’ai tenu sa main et je lui ai dit de rester calme
C’est là que Xavier Gourmelon a vu Lady Diana. “La femme, dont j’ai appris plus tard qu’il s’agissait de la princesse Diana, était par terre à l’arrière. Elle bougeait légèrement et je pouvais voir qu’elle était vivante. Je voyais qu’elle avait une légère blessure au niveau de l’épaule droite mais, à part ça, il n’y avait rien de significatif.

Il n’y avait pas de sang sur Lady Diana. J’ai tenu sa main et je lui ai dit de rester calme et de ne pas bouger, je lui ai dit que j’étais présent pour l’aider et je l’ai rassurée. Elle m’a dit : ‘Mon Dieu, que s’est-il passé ?’”. Les derniers mots connus de Lady Diana.

Loading...

“Je lui ai donné de l’oxygène et mon équipe et moi sommes restés à ses côtés pendant qu’on la sortait de la voiture. Cela a été très rapide car nous n’avons pas eu besoin de découper des bouts de l’épave”, a-t-il poursuivi.

Suite de l’article page suivante ======>

Malheureusement, quelques minutes plus tard, la princesse Lady Diana a perdu connaissance. “Nous sommes tous formés pour prodiguer les premiers soins et j’ai vu qu’elle faisait un arrêt cardiaque et qu’elle avait arrêté de respirer. J’ai massé son coeur et, quelques secondes plus tard, elle recommençait à respirer de nouveau.

C’était évidemment un soulagement parce que, en tant que premier intervenant, vous voulez sauver des vies, et j’ai cru que c’est ce que j’avais fait”, a-t-il ajouté. Mais après avoir été transportée en urgence à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, la princesse de Galles est morte des suites de ses blessures quelques heures plus tard, vers 4h25.

Cette nuit me hantera pour toujours (Lady Gaga)
De son côté, Xavier Gourmelon n’avait pas immédiatement reconnu que la femme qu’il essayait de sauver était un ancien membre de la famille royale britannique. “Je n’avais aucune idée qu’il s’agissait de la princesse Diana.

Ce n’est que lorsqu’elle a été installée dans l’ambulance que l’un des ambulanciers m’a dit que c’était elle. J’étais tellement sous le choc. (…) J’ai été à l’ambulance, je l’ai vue, et c’est là que je l’ai reconnue”, glisse-t-il tristement.

Vingt ans plus tard, Xavier Gourmelon a toujours du mal à croire au destin brisé de celle qui fut une icône planétaire pour de nombreuses générations. “Pour être honnête, j’ai cru qu’elle vivrait. Lorsqu’elle était dans l’ambulance, elle était vivante et je m’attendais à ce qu’elle survive.

Mais j’ai découvert plus tard qu’elle était morte à l’hôpital. C’était très regrettable. Je sais maintenant qu’il y avait d’importantes blessures internes, mais j’ai toujours cet épisode en tête. Et le souvenir de cette nuit me hantera pour toujours”, a-t-il conclu.

Suite de l’article page suivante ======>