Sur le plateau de Sept à huit, Gérard Jugnot a dévoilé les difficiles relations qu’il entretenait avec son père depuis son enfance. Et quand il a voulu se lancer dans le métier d’acteur, la réaction de son géniteur a fait froid dans le dos. Révélations.

De la troupe du Splendid aux films à succès comme Les Choristes, Gérard Jugnot a prouvé qu’il était un comédien talentueux et apprécié des Français. Le public l’a en effet découvert dans les films désormais mythiques des Bronzés ou encore du Père noël est une ordure. Nominé 4 fois aux Césars et 3 fois aux Molières, l’acteur fait aujourd’hui ses premiers pas derrière la caméra, en tant que réalisateur. Pourtant, à ses débuts, son père lui avait prédit un avenir des plus sombres. L’acteur a accordé à la journaliste Audrey Crespo-Mara de TF1 une interview sur son enfance tumultueuse.

Son père refuse catégoriquement sa vocation

Ce dimanche 15 novembre, dans Sept à Huit sur TF1, le compagnon de Patricia Campi s’est confié sur sa relation difficile avec son géniteur. Son père était en effet de tempérament inquiet. Il voyait les choses en noir. ” Il n’avait malheureusement pas ce que j’ai trouvé. C’est à dire un sens de la dérision et de transformer cette noirceur en plaisir“, a-t-il expliqué. Et de poursuivre : “Quand j’étais petit, mon père, c’était un dieu. Après je me suis aperçu qu’on ne se comprenait pas sur certaines choses.”

Le papa d’Arthur Jugnot a ensuite détaillé à quoi ressemblait son enfance. “J’ai manqué de rien, petit. Il y avait de l’amour, de la tendresse. On mangeait. Ils m’ont appris la gourmandise et le cholestérol. Et j’aurais préféré qu’il me fasse découvrir Buster Keaton et Mozart. Mais c’est pas grave. Parce que je l’ai découvert par moi-même après.” Malgré ces relations chaotiques, Gérard Jugnot a persévéré dans la voie qui le passionnait, quoi qu’il arrive.

“T’emballe pas, tu finiras clochard !”

Alors forcément, quand le réalisateur de Boudu annonce à l’époque qu’il se destine au métier d’acteur, pour son père, c’est la catastrophe assurée. “T’emballe pas, tu finiras clochard !”, aurait donc été la phrase qu’il lui aurait lancé. Gérard Jugnot l’a donc écouté, à sa façon. “Son grand mot c’était ‘t’emballe pas’, alors j’ai décidé de m’emballer. Mais c’est ça qui a sans doute joué dans mon caractère, du côté pessimisme-protection“, a-t-il précisé.

Au cours de l’interview, la compagne de Thierry Ardisson lui a fait remarquer que nombre de ses films semblent évoquer son père. Le comédien a confirmé qu’il avait dédié certaines histoires directement à ses parents : “Je les ai faits aussi pour leur montrer que je pouvais vivre de ce métier, avoir du succès. C’était important pour eux.”

Malheureusement, son père n’a jamais félicité de vive voix son fils pour son extraordinaire parcours dans le cinéma français. En revanche, après sa mort, Gérard Jugnot a trouvé un dossier appartenant à son père. Surprise : son géniteur collectionnait tous les articles de presse à son sujet. “Il enregistrait même des passages chez Drucker. Bien sûr, c’est touchant, c’est émouvant.” Une merveilleuse et touchante preuve d’amour !