Emmanuel Macron a pour la première fois donné une date sur un éventuel assouplissement des mesures sanitaires. Dans “4 à 6 semaines”, peut-on espérer des changements ?

Emmanuel Macron se déplace et s’engage auprès des jeunes. La crise sanitaire est en effet très dure pour la jeunesse. À l’isolement s’ajoute des difficultés pour trouver des emplois, se nourrir et se former. Le gouvernement a voulu alors monter son engagement pour l’avenir de la France. Car la jeunesse c’est le pays de demain.

Le Président de la République a donné une indication de temps sur la suite de la pandémie

Emmanuel Macron s’est rendu auprès de jeunes dans un centre de formation pour discuter avec eux. Il voulait constater par lui-même que les mesures prises sont efficaces. Les jeunes sur place étaient fiers de dire qu’ils avaient enfin le sentiment qu’ils pourraient trouver un emploi à la sortie de leur formation.

Pendant les discussions avec le Président de la République, l’un d’eux a osé demandé à Emmanuel Macron de décaler le couvre-feu. Il espérait pouvoir faire changer celui qui est établi à 18 heures et le faire repousser au moins à 19 heures. Le chef de l’Etat lui a répondu que cela était encore trop risqué. Une telle mesure n’est effectivement pas prise à la légère.

Emmanuel Macron : Des mesures allégées sont en perspective

Néanmoins, il a compris la détresse de la jeunesse dans cette demande. Alors, pour la première fois, il a donné un cap précis. Une date allant de 4 à 6 semaines. Un temps durant lequel il faudrait encore tenir et faire preuve de résilience et de solidarité. Passé ce cap, le gouvernement pourra envisager d’alléger les mesures restrictives qui pèsent sur la France. Mais tout ceci à condition que la pandémie reste sous contrôle. Que la situation sanitaire s’améliore.

Or, depuis quelques jours, la situation sanitaire se dégrade. En effet, le Président de la République, Emmanuel Macron, et son gouvernement ont bien conscience que toutes les dates annoncées sont à mettre au conditionnel. La pandémie pourrait exposer la France à une flambée des cas à la mi-mars. La circulation des variants est importante et elle est également plus rapide que celle de la Covid-19 de souche. De plus, le pays n’est pas encore sorti des effets de la deuxième vague. La tension sur les systèmes hospitaliers reste très importante. Si la flambée des cas se concrétise alors dans quelques semaines, des mesures plus restrictives pourraient donc en fait être appliquée.

Emmanuel Macron : La situation sanitaire reste alarmante

Ce qui reste certain, c’est qu’Emmanuel Macron et les membres de l’exécutif ne prennent pas un nouveau confinement à la légère. Ils retardent cette échéance autant que possible et espèrent pouvoir l’éviter. Le délais estimé de 4 à 6 semaines a pourtant bien des raisons d’être évoqué. Le fait est que la campagne de vaccination avance. Sans elle, les cas journaliers de la Covid-19 auraient déjà atteint des plafonds encore plus inquiétants. Dans 4 à 6 semaines, c’est alors le temps de rendre encore plus large et accessible les vaccins. Et cela laisserait supposer un assouplissement des mesures si la pandémie reste sous contrôle.

Une autre des réjouissances serait aussi à porter sur les anticorps monoclonaux. En effet, il pourrait s’agir d’un traitement efficace contre la Covid-19. C’est notamment ce qui a permis à Donald Trump de se remettre sur pieds rapidement lorsqu’il a contracté la maladie. La France a commandé de nombreuses doses. Ce traitement thérapeutique serait préventif et permettrait de protéger les personnes susceptibles de développer des formes graves de la Covid-19.

Emmanuel Macron : Espoir et résilience restent nos compagnons de route

Avec ce traitement et les vaccins, Emmanuel Macron a bon espoir de réussir à soulageras hôpitaux. Si les hôpitaux tiennent bon, un reconfinement pourra alors être évité. Mais encore une fois, seul le temps nous permettra d’avoir suffisamment d’éléments pour confirmer l’éventualité des assouplissements des mesures. Si la situation continue malgré tout de se dégrader, nous devons toujours nous préparer à des mesures plus sévères.

Pour le moment, ce sont 20 départements qui sont en vigilance accrue. Elles pourraient subir le même sort que les Alpes-Maritimes et que le Nord. Deux départements où les mesures se sont durcies et où le gouvernement attend de voir si elles suffisent à limiter suffisamment la propagation du virus.