Grâce à ses 153 victoires, Paul est dans l’histoire de l’émission. Pourtant, en coulisses rien ne va. Il évoque même le suicide.

Paul, un candidat emblématique

Un parcours incroyable

Quand il arrive la première fois sur le plateau des 12 coups de midi, on se rend rapidement compte qu’il va faire du chemin. En effet, grâce à sa mémoire incroyable, sa culture générale intarissable, on s’attache rapidement au personnage. Grâce au soutien de sa famille, le jeune homme a réussi à franchir les limites de son handicap. En effet, il déclare bientôt être atteint du syndrome d’Asperger. Plus connu sous le nom d’autisme, cette pathologie prend plusieurs formes et demeure encore mal connue en France. Souvent jugé dans son enfance, le candidat a beaucoup souffert du manque de reconnaissance de ses camarades. Alors, il s’est réfugié dans les livres. Passionné d’histoire et de littérature, ses connaissances lui ont permis de s’inscrire dans les annales du jeu télévisé.

Et ce n’est pas le présentateur Jean-Luc Reichmann qui pourra oublier Paul. Sous couvert d’un humour caustique, l’ex-participant marque à sa manière le concept du jeu. Bien entendu, du côté de la production, quelques fois, ça ne passe pas. Heureusement, le jeune homme a su apprivoiser ces caméras tant redoutées et maintenant il est chez lui sur le plateau. Comme l’attestent de nombreux posts sur les réseaux sociaux, une belle complicité entre WikiPaul et son animateur préféré.

Une remise en question permanente

Ces jours-ci, la biographie de Paul nous en apprend un peu plus sur son syndrome. Et notamment sur sa façon de gérer l’avant et l’après. D’abord, chez nos confrères de RTL, il déclare quelque chose de troublant. Cela concerne sa mémoire. Sans rien dévoiler sur les raisons de cette souffrance, elle bouleverse les auditeurs. “Elle me fait beaucoup souffrir. Il y a des choses que j’aimerais oublier mais qui malheureusement restent gravées.” Paul a d’intenses moments de passages à vide comme des “phase” de crise de violence, de paranoïa, de dépression.” Il aimerait tant mais il n’arrive pas à “suivre un chemin linéaire”. Cela a des conséquences sur son moral au point qu’il a l’impression que tout lui échappe. Quand la sentence tombe, c’est la stupeur pour ses admirateurs “Parfois je flirte avec l’idée de suicide.”

Heureusement pour nous, cela n’est pas arrivé. Dès lors, Paul avoue avoir trouvé la recette pour éloigner ce type de pensées de son esprit. “Au fil de mes lectures, je rencontre des personnages illustres décédés qui me donnent envie de poursuivre cette existence qui vaut la peine d’être vécue.” C‘est donc la lecture et en particulier la culture qui le poussent à aller de l’avant et à toujours se dépasser. Comme il le résume “Il faut continuer à se battre même quand le train a déraillé.” Une belle leçon d’espoir !