Paul El Kharrat est un petit génie à n’en pas douter. Mais il souffre du syndrome d’Asperger. Cette maladie l’empêche en effet de vivre comme tout le monde. Pour TF1, le jeune homme se confie sur sa lutte au quotidien contre ce trouble parfois méconnu.

Paul El Kharrat s’est hissé au rang de 3eme meilleur grand maître de tous les temps. Lors de son passage dans les Douze coups de Midi, il est même devenu le chouchou de l’animateur Jean-Luc Reichman. Il faut dire que Paul a enchaîne 152 victoires au total ! Dans la rédaction de Nous , nous avons tous été abasourdis. Car Paul a quand même décroché un beau pactole : 700 000 euros de gains grâce à sa victoire.

ais l’envers du décor n’est pas rose tous les jours. Pour Pure People, le candidat avait déjà fait quelques confidences : “Il suffit d’une bêtise, d’une erreur, d’une insuffisance, d’une connerie pour que mon état psychique change, bascule. Qu’il passe d’un état de joie intense, de surexcitation à un état plus austère, plus sombre, plus dépressif, plus violent“, avait-il en effet expliqué. Cette interview avait aussitôt bouleversé la rédaction de Nous.

Une intégration difficile dans la société

Le 29 novembre 2020, les journalistes de TF1 ont interviewé le jeune homme sur sa façon de vivre au jour le jour avec sa maladie. Le plus dur pour lui, c’est de se faire accepter dans la société. “Je l’ai dit dès le début pour planter le décor, pour ne pas qu’on soit étonné de potentiels comportements singuliers de ma part“, commence-t-il en effet par développer aux journalistes de TF1.

Le jeune étudiant passionné d’Histoire qui vient de publier son premier livre fait face aux caméras. Il semble à l’aise. Il vient d’ailleurs de rejoindre l’équipe des Grosses Têtes de Laurent Ruquier. “Je cherche des gens avec qui parler un peu, révèle-t-il. Mais, il n’y a pas forcément de liens sociaux qui se créent autour de moi. Les groupes sont déjà formés, c’est difficile de rentrer dedans. Aller vers les autres n’est pas inné.”, dit-il en faisant référence aux jeunes de son âge.

Paul : “C’est angoissant, bruyant, mouvementé.”

Une équipe médicale composée de psychologues et d’éducateurs suit Paul régulièrement. Le jeune homme apprend notamment à gérer son emploi du temps. “Il est en surcharge. Il a beaucoup de choses à penser au niveau sensoriel, des stimuli peuvent le gêner”, explique sa psychologue dans une
séquence.

Le problème de Paul, c’est qu’il ne se sent pas adapter au monde qui l’entoure. “Les gens sont pressés de tout, ne s’arrêtent pas, ne prennent pas le temps, ne méditent pas, ne lisent plus vraiment, regrette-il. C’est angoissant, bruyant, mouvementé.”

Il pointe du doigt une société autocentrée sur ses principes et ses normes

Alors, son refuge, il le trouve dans les livres, loin de l’agitation. “C’est une société qui ne nous accepte pas dans nos différences, c’est une société autocentrée sur ses principes et ses normes, analyse le chouchou de Jean-Luc Reichman. Chez Nous, on est parfois d’accord avec lui ! Des fois, on n’a pas envie de subir cette réalité-là. Du coup, on se terre dans l’histoire du monde.” Espérons que de plus en plus de personnes comprennent ce que les personnes atteintes du syndrome d’Asperger vivent, et qu’elles s’adaptent et s’ouvrent à elles !