Et lui non plus, il n’a pas changé. Certes, pour le moment, Gérard Hernandez ne peut plus venir chanter son célèbre Born to Be Alive dans les salles de l’Hexagone ! Pourtant, il garde le moral et espère bientôt retrouver son public !

Qui n’a jamais dansé sur le tube de Patrick Hernandez jette la première … canne ! En effet, l’instrument et le refrain sont mythiques !

Le temps n’a pas d’emprise sur Patrick Hernandez

Quand on regarde ce clip, on se rend compte de deux choses. Le rythme disco de cette chanson nous met de bonne humeur. Du reste, on vous met au défi de trouver un mariage où elle n’est pas diffusée. On est presque obligé de se lever danser ! Et puis, les paroles sont tellement faciles à mémoriser. Born to Be Alive autrement dit “né pour être vivant”, il n’y avait que Patrick Hernandez pour y penser !

Elle n’a pas pris une ride !

Joyeux anniversaire, Patrick Hernandez ! Même s’il vient d’avoir 72 ans, l’homme est tout sauf à la retraite. D’ailleurs, impossible pour lui d’oublier ce succès de la chanson française. Car oui, même si les paroles sont en anglais, tout le monde comprend ce qu’elles veulent dire. Et pour son interprète, il s’agit d’une philosophie qui devrait l’accompagner jusqu’à son dernier souffle !

Patrick Hernandez a toujours su qu’il voulait faire ça. Seulement voilà. Au cours des années 1970, le marché musical est si vaste qu’il est presque impossible de se faire un nom. Entre Claude François et ses reprises de standards américains ou bien les autres stars du disco, il faut sans cesse innover. D’ailleurs, durant cette période, les sonorités ont beaucoup plus d’importance que les paroles. Il faut absolument que la mélodie donne le sourire, de la joie et de la bonne humeur. On ne le sait pas toujours, mais à la base, l’homme chante dans le groupe Paris Palace Hotel. Même si la chanson existe déjà, il se souvient de ce parcours semé d’embûche. “On s’est fait jeter pendant six mois. Aucune maison de disques n’était intéressée. Elles trouvaient la chanson trop rapide et se demandaient qui était ce type qui chantait en anglais avec un nom espagnol.”

Alors Patrick Hernandez commence à se faire une raison. Après tout, peut-être qu’il n’est pas fait pour ça ? Donc, il va se lancer dans un tout autre métier qui n’a vraiment aucun rapport avec sa p*ssion pour la musique “Ce n’est pas que je me destinais à devenir cow-boy mais c’est la situation qui avait fait que je me suis lancé dans l’élevage de veaux, pour être exact.” In extremis, un producteur belge entend sa musique et semble convaincu qu’il y a matière en faire quelque chose. Après un travail de remixage dont eux-seuls ont le secret, Born to Be Alive sort en 1978. Et là, c’est le carton plein !

Un retour en force

Auprès de nos confrères, Patrick Hernandez assume totalement. “Le fait d’être auteur, compositeur, interprète, éditeur, producteur d’un tube planétaire fait que cela m’a mis à l’abri du besoin“. Cependant, quand on a connu la scène, difficile de tirer un trait sur son public et de s’éloigner de ses fans. Bien entendu, il a essayé de se faire connaître autrement mais rien à faire. Cette fameuse canne associée à ses pas de danse deviennent des légendes.

Aussi, quand on lui propose de rejoindre la troupe Stars 80, Patrick Hernandez adore l’idée “Quelle aventure inattendue ! La magie d’avoir retrouvé de vieux copains comme Jean-Pierre Mader et Plastic Bertrand, sans parler de la belle découverte de certaines personnes que je ne connaissais pas, c’est comme une grande famille. On vit, entre nous et avec le public, des moments absolument fabuleux. On se marre sur scène. Il y a une vraie bonne humeur qu’on transmet aux gens. Ce n’est que du bonheur et le succès ne se dément pas. Les gens en redemandent et beaucoup sortent d’ailleurs de nos concerts en achetant leur place pour le suivant. C’est complètement dingue !‘

Pour autant, la célébrité l’a éloigné de sa femme. Après beaucoup d’années à faire le tour de France, le couple se sépare. Quant à la pandémie, elle a laissé des traces sur le moral de Patrick Hernandez. Confiné pendant toute la première partie de 2020, il se souvient cet épisode coupé du monde. Heureusement, il continue de nous sourire sur les réseaux sociaux. Pas question de décevoir ses fans ! Le jour où sa polyarthrite prendra de l’ampleur et il aura “du mal à se déplacer seul”, il a déjà la solution. En effet, “ma fameuse canne me servira enfin à quelque chose” D’ailleurs, aura-t-on la chance de le revoir sur scène quand le protocole sanitaire le permettra ? nous l’espère de tout cœur !