“Bon, allez, soyons francs. Arrêtez tout. TOUT.” Ces quelques mots de colère de l’acteur ont été relayé partout sur internet. Nicolas Bedos ne le voulait pas. Il est devenu malgré lui le porte-parole des antimasque. Aujourd’hui, il veut mettre les choses au clair.
Nicolas Bedos a demandé un droit de réponses. Les internautes « antimasques » ont été trop nombreux à relayer son texte et à ériger le réalisateur comme leur porte-parole. Il s’est exprimé longuement dans le magazine hebdomadaire Le Point.

“Sorti de son contexte, le petit texte que j’ai lancé comme un pavé dans le marécage du Web était – pour le moins – excessif et maladroit. »

“Sorti de son contexte, le petit texte que j’ai lancé comme un pavé dans le marécage du Web était – pour le moins – excessif et maladroit, a-t-il commencé par reconnaître. Il m’oblige aujourd’hui à préciser ma position – si tant est que j’en aie une, égaré comme vous tous dans une incertitude morbide. »

Dans ce texte, Nicolas Bedos a voulu se débarrasser de l’image superficielle qui lui colle à la peau. « Contrairement aux brillantes analyses que j’ai pu lire ici ou là, mon laïus matinal n’était pas motivé par mon regret adulescent de ne plus pouvoir trinquer avec d’autres ‘porcs pleins de fric’ aux terrasses des bistrots (quoique ce fût, je le concède, un de mes sports favoris). Non, j’ai écrit ces quelques mots au lendemain de la messe organisée pour mon parrain dont je ne regretterai jamais assez de n’avoir pu, confinement oblige, accompagner les dernières heures et autres mots d’esprit”

« C’est le texte d’un type qui vient de passer l’été à enterrer des êtres chers. »
Nicolas Bedos a vécu une très mauvaise année. A peine quelques jours plus tard, son papa Guy Bedos disparaissait. Un coup dur pour le jeune homme. Le plus dur a été de ne pas pouvoir les approcher à cause de la pandémie du coronavirus.

“C’est le texte d’un type qui vient de passer l’été à enterrer des êtres chers. »

“C’est le texte d’un type qui vient de passer l’été à enterrer des êtres chers aussi régulièrement qu’Olivier Véran change d’avis, continue le fils de l’humoriste. Un ‘affreux libertaire’ que la guerre sanitaire engage à la distanciation au moment même où sa famille réclame du rapprochement. Oui, en crachant cette litanie, je n’avais pas pris la mesure de l’insulte qu’elle semblait postillonner aux masques des soignants qui se battent pour nos gueules, aux flics qui s’épuisent à nous protéger de nos ivresses affectives et à tous ceux – dont je suis – qui ont peur pour leurs proches et eux-mêmes.”