La chanteuse, Najoua Belyzel, fait de terribles confidences sur les abus dont elle a été victime à l’âge de 13 ans. Ses révélations sont poignantes !

Interviewée dans le cadre de ses nouveaux projets musicaux, Najoua Belyzel répondait récemment aux questions des journalistes de Pure People. Mais la chanteuse ne s’est pas contentée de parler uniquement de son univers artistique. En effet, la jeune femme fait également des révélations fracassantes sur les abus qu’elle a connus à l’âge de 13 ans. Un témoignage émouvant et surtout choquant sur lequel nous revient aujourd’hui pour vous.

Najoua Belyzel : l‘artiste replonge dans son passé et sur les horreurs connues à l’adolescence

Une libération de la parole

Avant de revenir sur un moment plus que déstabilisant de son existence, Najoua Belyzel souhaitait d’abord parler de ces projets. ” Je travaille sur une extension de Rendez-vous… De la lune au soleil, qui est sorti il y a deux ans “. La chanteuse explique ainsi qu’elle a décidé de prendre son temps. Car lors de son premier album, tout s’était un peu fait dans la précipitation. ” L‘industrie musicale n’était pas la même. Je n’avais pas pu développer davantage d’autres thématiques, d’autres chansons que Gabriel, qui a une renommée internationale. J’ai recommencé à écrire pendant le deuxième confinement “.

Mais rapidement, le sujet est arrivé sur un titre qui colle parfaitement à l’actualité. Ainsi, le journaliste de Pure People n’hésite pas à lui demander si le titre Le c*n s’inspire du mouvement #MeToo. Et la réponse de la jolie brune ne fait aucun mystère sur le sujet. Effectivement, cette chanson prend sa source dans la vie réelle. Et notamment, sur l’horreur vécue par cette femme lorsqu’elles connaissent des abus. nous revient donc pour vous sur toutes les déclarations de Najoua Belyzel sur le sujet.

” Elle allait mourir “

En réponse à cette question, Najoua Belyzel ne laisse donc planer aucun doute sur son inspiration. Elle explique ainsi beaucoup se nourrir de l’histoire des autres et de la société. De tout ce qui se passe autour d’elle. Pour ce titre, elle a notamment pensé à l’histoire de cette touriste canadienne, ” venue en France qui avait accusé des policiers de vi*l “. En effet, la jeune femme semble avoir été très marquée par cette histoire et sur les nombreuses réactions. ” Parce qu’un corps s’était formé contre elle pour dire qu’elle mentait. Alors que les caméras prouvaient les faits. Mais on assurait qu’elle avait dit : ‘oui’ et cette histoire de consentement m’a touchée “.

Najoua Belyzel rajoute : ” Le fait qu’elle se laisse faire parce qu’elle s’est dit que si elle se débattait, elle allait mourir. Elle a choisi de vivre avec. Je me suis mise à sa place. Je me retrouve en chacune de ces femmes “. Pourtant, l’histoire de Najoua Belyzel comporte également des drames similaires. Ainsi l’interviewer n’hésite pas du tout à évoquer avec elle le fait qu’elle a récemment déclaré avoir, elle aussi, été victime d’abus.

Âgée de 13 ans

Najoua Belyzel a, elle aussi, dû passer par de telles horreurs. De plus, à l’époque des faits, elle est encore une jeune adolescente. D’ailleurs, c’est un combat aujourd’hui qu’elle veut mener : ” Je m’intéresse toujours à ce qu’il se passe, juridiquement parlant, pour la protection des mineurs et des enfants. Au moment du débat sur l’âge du consentement, plein de femmes ont posté des portraits d’elle à l’âge de 13 ans, ce que je me suis amusée à faire. Puis j’ai eu une interview, et en regardant à nouveau cette image, je me suis revue sous l’emprise de mon médecin de famille “.

En effet, l’homme a abusé d’elle : ” Tout est ressorti. Je me suis dit que c’était le moment d’en parler. Je crois que c’était mon devoir, en tant que femme, mais aussi en tant que maman “. La chanteuse se rappelle également qu’à l’époque des faits, elle n’a même pas réussi à en parler à ses parents. Car effectivement, c’est son médecin de famille qui aura eu envers elle des gestes terribles. Donc quelqu’un que tout le monde connaît et respecte.

” Il touchait des endroits qu’il n’avait pas le droit de toucher (…). Il me montrait des photos à caractère péd******graphique pour me parler de l’ér**tion chez les hommes. Puis il a insisté pour s’occuper de ma scoliose, pour que je revienne. Il m’a fait descendre dans un sous-sol, m’a installée sur une table avec une télévision, des bonbons. Je la revois cette scène. Il montait, il descendait, remontait. Ses gestes étaient rapides. J’ai eu la lucidité de mettre mes baskets et de m’enfuir “.

Un témoignage totalement émouvant que pourtant la chanteuse arrive à évoquer avec un aplomb qui force le respect. Quant à savoir si son agresseur a été puni, c’est un autre débat. Plusieurs autres filles auraient également été victimes de ce médecin. Des plaintes auraient ainsi été déposées contre lui. Finalement, l’abuseur s’est donné la mort en 2005 sans jamais avoir été jugé. En tout cas, le témoignage de Najoua Belyzel démontre une fois de plus que ces faits sont loin d’être des cas isolés. Une triste constatation avec seul réconfort que la parole semble peu à peu se libérer.