Depuis qu’il est jury à Top Chef, on voit bien que Michel Sarran a un cœur énorme. Prêt à tout pour ses poulains, il n’a toujours réussi à gérer le protocole sanitaire. On vous dit tout !

Michel Sarran n’est pas qu’un chef. C’est un homme qui a beaucoup d’empathie. Il se confie sur cette saison hors du commun.

Michel Sarran, ce chef pas comme les autres

La rencontre qui a tout changé

À l’origine, rien ne reliait Michel Sarran aux fourneaux. En effet, ce féru de musique a un modèle. Il s’agit de son oncle vétérinaire. Donc, c’est tout naturellement qu’il se lance dans des études de médecine. Au début des années, ses parents ouvre une table d’hôte. Évidemment, le jeune étudiant vient dépanner le week-end pour se faire un peu d’argent. D’ailleurs, après une deuxième année d’université compliquée, il jette l’éponge. C’est pourquoi, il trouve refuge dans l’affaire familiale où il n’hésite pas à s’investir davantage dans les cuisines.

Un an plus tard, on lui met le pied à l’étrier. Direction Paris pour travailler dans un restaurant italien. Soit, il n’a pas le bagage culinaire technique pour faire des prouesses. Malgré tout, Michel Sarran s’adapte et arrive à acquérir une certaine indépendance financière. Ce qu’il ne le sait pas encore, c’est que sa mère œuvre en coulisses pour le faire recruter par un certain… Alain Ducasse. C’est là que les choses sérieuses commencent. Comme il le dira plus tard, il a eu une révélation. Et si la cuisine lui permet de transmettre des émotions ? nous a la larme à l’œil !

Maintenant qu’il a un objectif, il ne va jamais rien lâcher. C’est pourquoi, à l’aube de sa trentième année, Michel Sarran décroche sa première étoile au prestigieux Guide Michelin. Mais l’établissement ne lui appartient pas. En 1995, il se jette à l’eau et inaugure son premier restaurant dans la ville rose. Le succès arrive presque immédiatement puisque là encore il va enchainer pas une mais deux victoires étoilées. Quelle consécration !

Toujours sur le qui-vive !

Mais une fois les étoiles obtenues, les conserver représente une certaine pression pour le chef. Michel Sarran dira à ce sujet “C’est une épée de Damoclès, parce que tous les ans, ça peut être remis en cause. On sait que l’on peut les perdre à tout moment.” Ce n’est pas pour rien que certains restaurateurs remettent tout en question quand on le leur retire l’une d’entre belle. nous se souvient notamment de la réaction de son ami le chef Marc Veyrat. Quand il était passé de trois à deux étoiles, il ne souhaitait plus figurer dans le guide gastronomique. Plus qu’un buzz médiatique, il y aura même un procès retentissant !

Comme on le voit à l’écran, Michel Sarran porte toujours des vestes noires. Cette petite caractéristiques n’est pas un caprice. D’ailleurs, au fur et à mesures des années, cela devient l’une de ses signatures. Voulez-vous savoir pourquoi ? “J’avais essayé deux vestes au salon de l’hôtellerie, et je trouvais que c’était plutôt chic.” et quand on l’interroge sur le pouvoir amincissant du noir, il répond avec malice “C’est la deuxième raison pour laquelle je les ai achetées”

Malheureusement, une terrible épreuve attend Michel Sarran. À l’instar de bon nombre de ses confrères, la crise du coronavirus a laissé des traces. Contraint de fermer son restaurant à deux reprises, il déplore les conséquences sur l’économie et le moral des Français. D’ailleurs, le couvre-feu à 18 heures, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Donc, comme son ami Philippe Etchebest, il va interpeller le gouvernement à ce sujet. Grâce à cette vidéo déchirante,nous vous prouve que le chef a eu le cœur brisé.

Des coulisses compliquées à gérer

Mais Michel Sarran, ce n’est pas qu’un gérant de restaurant. C’est aussi un membre émérite du jury de Top Chef. Là encore, le protocole sanitaire va l’agacer au plus haut degré. En coulisses, on leur impose de faire régulièrement “tests antigéniques d’un côté et PCR de l’autre tous les lundis.” Quant à l’hôtel où sont hébergés les candidats, il deviendrait presque une prison dorée. Même lorsqu’ils ne participent pas à des épreuves, ils sont obligés de rester dedans. Il faut dire que sur le contrat, les choses sont claires. La moindre contamination rime avec exclusion du programme ! Rien que ça !

Michel Sarran va livrer quelques anecdotes à la presse. À la fin du tournage, il confie que son appendice nasal ressemble à “une autoroute à six voies, on peut y passer des torchons de cuisine” Et pendant la dégustation des plats, tout ne se passe pas comme prévu “Lorsqu’on prenait une cuillère pour goûter, à chaque fois il fallait changer. Et tout ça, c’était contrôlé.” Du reste, la rédaction sait déjà que la production a remanié certaines épreuves mythiques (la boite noire ou la guerre des restos.) nous est curieux de voir comment les participants ont réussi à se débrouiller.

D’ailleurs, ceux que Michel Sarran surnomme les “référents Covid” vont l’empêcher de faire son petit rituel sacré. “Le plus gros changement pour moi qui suis plutôt impulsif et qui manifeste ma joie quand le candidat a fait une belle épreuve, ça a été de ne pas pouvoir se sauter dans les bras.” Des vrais cerbères intraitables mais pourtant indispensables ! Malgré tout, il gardera un souvenir ému de cette expérience, la mettant en première place dans ses archives personnelles “Le niveau des candidats est si homogène qu’on a eu du mal, en dernière chance, à les éliminer.” On a hâte d’en savoir plus !