L’épidémie de coronavirus a considérablement fragilisé le milieu culturel, lui qui n’en demandait pas tant. Alors que tout se remet peu à peu en place, Matt Pokora a fait savoir tout son mécontentement par rapport aux mesures prévues.

Le milieu culturel a été très violemment touché par la crise sanitaire liée à l’épidémie du coronavirus venu de Chine. Avec le confinement, les salles de spectacle, cinémas, ou théâtres ont logiquement dû fermer leurs portes, et les salles obscures ont dû attendre le 22 juin avant de pouvoir les rouvrir. Du côté des concerts, l’heure est aux casse-têtes avec les limites imposées du nombre de spectateur, le port du masque, les distanciations sociales…

Matt Pokora s’est en tout cas insurgé sur les réseaux sociaux et a montré toute sa colère envers le Gouvernement, lui qui considère faire partie de la dernière roue du carrosse étant donné le caractère impossible des demandes faites par Emmanuel Macron. Et le chanteur n’a pas mâché ses mots.

Des mesures sanitaires vivement critiquées par le chanteur

La nouvelle ministre de la culture, Roselyne Bachelot, ne s’est pas fait un ami avec son décret du 27 juillet 2020 qui revient sur les mesures que doit mettre en place le monde culturel pour faire face à l’épidémie. On y apprend que les rassemblements de plus 5 000 personnes pour reprendre dès le 1er septembre. A cette date-là, les foires et salons pourront également rouvrir.

Mais pour les salles de concert, les théâtres et les cinémas, l’avenir s’annonce toujours aussi problématique : « la distanciation d’un siège entre deux personnes ou groupes de personnes venant ou ayant réservé ensemble demeure« . Le port du masque est de son côté toujours obligatoire pour entrer et déambuler dans les espaces intérieurs. Pas obligatoire lorsque le spectateur est assis, il reste malgré tout bien recommandé.

Des annonces qui ont fait bondir le chanteur Matt Pokora, dont la tournée a été décalée à cause de l’épidémie et qui avait déjà adressé à une lettre à Emmanuel Macron pour lui demander de ne pas délaisser le milieu culturel, déjà bien trop précaire.

Ces mesures sont une blague pour le chanteur

Pour le chanteur français, tout ceci ressemble à une plaisanterie, même pas drôle. Il s’insurge notamment contre la règle de la distanciation sociale entre les spectateurs. « Votre règle du siège d’écart est impossible à mettre en place quand les billets sont vendus depuis des mois. On fait comment pour savoir qui a chanté telle ou telle place, qui est en groupe et qui ne l’est pas ?! On va rechercher les gens dans la nature ? C’est n’importe quoi… Interdisez les rassemblements dans ce cas-là et arrêtez de nous laisser dans le flou et de faire des nouvelles annonces qui ne nous aident absolument pas… Merci« .

Ce message montre tout l’agacement du jeune papa qui pense que le gouvernement devrait trancher entre « concert possible avec port du masque obligatoire jusqu’à tant de personne » ou l’interdiction d’organiser des concerts pour le moment.

Le jeune homme ne mâche pas ses mots lorsqu’il s’en prend aux membres du gouvernement. Jugez plutôt : « Ok on a bien compris qu’on était la dernière roue du carrosse… Mais un peu de considération pour toutes celles et ceux à qui vous aimez être associés quand tout va bien ! »

Le milieu culturel en péril

Outre les salles de concert, les cinémas souffrent également énormément de l’épidémie de la covid-19 ils ont pu rouvrir plus d’un mois après la fin du confinement, mais ne peuvent pas proposer autant de films qu’habituellement, puisque de nombreux studios ont décidé de décaler leurs longs métrages.

Résultat, chaque semaine, entre 60% et 80% de spectateurs en moins (en comparaison avec l’année 2019) et des chiffres au box-office tout simplement catastrophiques. Le beau temps n’aide pas, et la crainte du coronavirus, même si elle est moins présente, est toujours là, les français ne veulent pas encore s’enfermer dans des salles obscures.

Reste à savoir si le coup de gueule de Matt Pokora sera entendu, ou non. Il n’est sans doute pas le seul à ne pas accepter les mesures de l’État ou à les remettre en question. On ne peut en effet que rejoindre le chanteur sur l’impossibilité de mettre en place une distanciation quand tous les billets ont déjà été vendus et alors que des fêtes clandestines s’organisent un peu partout en France, sans masque, évidemment. Mais on sait aussi que le gouvernement doit mettre en place ce genre d’obligation pour limiter au mieux le virus.