Le prince William a livré un vibrant hommage suite au décès d’un homme d’État qu’il a très bien connu. Le petit-fils de la reine Élisabeth II, prend son rôle d’héritier du trône très au sérieux. Et contrairement à son frère Harry, il a décidé d’accepter les responsabilités dues à son rang. C’est dans le cadre de ses fonctions princières, que le prince William a partagé ses condoléances avec le peuple koweïtien. Ce royaume est un allié historique et un ami de la Grande-Bretagne. Mais le peuple de l’État, jadis en guerre contre l’Irak vient de perdre son leader historique. La reine Élisabeth II d’Angleterre a immédiatement réagi par un communiqué de presse. William a lui aussi, partagé plusieurs messages, via les réseaux sociaux.

Le Cheick Sabah al-Ahmad Al Sabah, Emir du Koweït, est mort mardi dernier à 91 ans. L’annonce a été faite par le palais royal du très puissant pays pétrolier situé dans le golfe Persique. Ce sera son demi-frère le prince héritier Nawaf Al Ahmad Al Sabah âgé de 83 ans qui prendra sa succession. ” C’est avec une grande tristesse et un grand chagrin que nous pleurons la mort du cheikh Sabath Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, Emir du Koweït ” avait annoncé le ministre du cabinet de l’émir en direct à la télévision. Le gouvernement a déclaré 40 jours de deuil national. Le chef de l’État est décédé aux États-Unis où il séjournait depuis plusieurs semaines. Il était apparu affaibli ces derniers temps et était en Amérique pour suivre un traitement médical. Le cheikh était aussi connu pour entretenir des bonnes relations avec les États-Unis, l’Arabie Saoudite, et même avec l’Iran. Les Nations unies avaient reconnu en lui, un homme qui a toujours privilégié la diplomatie. D’autres pays du monde arabe ont également rendu hommage à celui qui œuvrait pour la paix.

Ce dirigeant emblématique de l’état du Koweït avait été reçu au palais de Windsor. La souveraine britannique a donc écrit une lettre ouverte afin de saluer son homologue qu’elle a très bien connu. “ Il restera longtemps dans les mémoires de tous ceux qui œuvrent pour la stabilité régionale, la compréhension entre les nations et entre les confessions, et pour la cause humanitaire. J’ai profondément apprécié son amitié envers le Royaume-Uni et sa mémorable visite d’État en novembre 2012 “ a déclaré son Altesse royale du royaume de Grande-Bretagne.

Dès le lendemain de cette déclaration, le prince William qui lui également rendait un vibrant hommage. ” J’ai été attristé d’apprendre le décès de Son Altesse Cheikh Sabah Al Ahmad Al Jaber Al Sabah “ avait écrit le fils du prince Charles. En effet, William et l’homme d’État arabe avaient déjà eu l’occasion de se rencontrer par le passé. Au mois de décembre 2019, le prince William avait effectué une visite d’État au Koweït et à Oman. L’époux de Kate Middleton semble avoir gardé un excellent souvenir de cette rencontre. Et dans un message publié sur les réseaux sociaux, il tenait à saluer les qualités humaines du monarque aujourd’hui disparu. “ J’ai eu le privilège de rencontrer Son Altesse lors de ma visite au Koweït l’année dernière et je sais qu’il restera dans les mémoires pour ses efforts humanitaires mondiaux et son engagement en faveur de la paix régionale “. Dans une autre publication, le futur roi d’Angleterre, s’est également adressé au peuple koweïtien en leur transmettant ses amitiés et son soutien sans faille, dans ces circonstances difficiles.

Avec ce genre d’intervention, William adopte de plus en plus une stature royale. Beaucoup de spécialistes de la monarchie britannique imaginent d’ailleurs que ce serait lui qui pourrait succéder à sa grand-mère. Dans plusieurs tabloïds anglais, des journalistes affirment que la passation de pouvoir pourrait se faire entre Élisabeth et William sans passer par Charles.
Un grand nombre d’hypothèses ont été émises ces derniers mois. Et notamment pendant la crise de la covid-19, ou plusieurs scénarios avaient été établis. Tous se demandaient ce qu’il adviendrait de la couronne, si Élisabeth venait à disparaître. Aujourd’hui âgée de 92 ans, l’hypothèse devient de plus en plus plausible.

Il y a quelques semaines, le magazine Elle consacrait d’ailleurs un article à ce sujet. Et selon les informations publiées dans le Daily Mirror, 58 % des Britanniques souhaitent voir le prince William devenir le prochain roi d’Angleterre. C’est-à-dire qu’il dépasserait son père dans l’ordre de succession. Si on étudie ces chiffres par tranches d’âge, c’est encore plus marquant chez les jeunes. Presque 65 % des 18-34 ans souhaiteraient voir le frère de Harry monter sur le trône. Le duc de Cambridge semble en tout cas faire l’unanimité auprès des citoyens britanniques. Il multiplie d’ailleurs ses apparitions depuis plusieurs mois. Et comme le rappelait le magazine Daily Star en avril dernier, il est le seul membre senior de la famille royale qui a moins de 70 ans. C’est pour cette raison qu’il avait été choisi pour effectuer la visite des hôpitaux, au plus fort de la crise de la pandémie. Cette exposition médiatique a encore renforcé un peu plus sa popularité.

L’hommage qu’il a rendu il y a quelques jours à un chef d’État, pourrait également signifier pour lui un changement de stature. Marié depuis plusieurs années et père de 3 enfants, William semble avoir toutes les qualités requises pour un jour, porter la couronne. Cette question doit évidemment se poser au palais de Windsor. Et la reine Élisabeth elle-même, doit naturellement penser à sa succession. Après plus de 60 ans de règne, Élisabeth II d’Angleterre sait parfaitement bien qu’elle n’est pas éternelle. Et même si son état de santé n’est pas inquiétant, diriger c’est aussi prévoir.

Cette succession pourrait se faire avant son décès. La reine Élisabeth pourrait décider de se retirer pour laisser la place, soit à son fils soit à son petit-fils. Mais cette possibilité aura aussi comme conséquence que Charles ne régnera pas. Alors qu’il est préparé depuis son enfance à cette destinée. Mais il est vrai que personne ne pouvait miser sur une telle longévité de la reine Élisabeth, deuxième du nom. Les prochains mois seront décisifs. En attendant, William continue son apprentissage. Et selon tous les observateurs, il s’en sort avec les honneurs. Le vibrant hommage qu’il a rendu au monarque koweïtien en est d’ailleurs un exemple criant.