Le patrimoine de Johnny Hallyday, colossal, constitue un enjeu immense et un incroyable vecteur de conflits entre ses deux héritières principales, Laetitia Hallyday et Laura Smet.

Cette dernière, belle-fille de Laeticia, se bat depuis le décès du chanteur pour obtenir la part de l’héritage paternel qui, selon elle, lui revient de droit.

Désaccords persistants entre l’épouse et la fille

Le cercueil du défunt chanteur avait constitué à un moment un symbole cristallisant les dissensions entre Laura Smet et Laeticia Hallyday. Si cette dernière souhaitait que le corps soit transféré dans le caveau familial dont elle avait décidé la construction, au motif que l’emplacement actuel du cercueil ne convenait pas à sa conservation, notamment en raison des dommages causés par l’eau de mer. Cette exigence aurait évidemment été interprétée par Laura Smet comme une volonté de ramener à soi le souvenir du chanteur disparu. La comédienne ayant temporairement réussi à suspendre l’exhumation, mais Laeticia Hallyday a finalement eu gain de cause.

Mais d’autres sources d’amertume sont la conséquence de la succession même de Johnny Hallyday. Laura Smet s’est battue pour obtenir certains objets représentant pour elle une valeur sentimentale. Laeticia Hallyday lui a finalement accordé quelques-unes de ces précieuses reliques. “Ça s’est passé chez les avocats, il y a le disque de platine de l’album Lorada, il y a le disque d’or aussi de la chanson Laura, c’est ce qu’elle voulait depuis le début », raconte Bernard Montiel. L’animateur de radio, de télévision et acteur ajoute également : “Elle lui a aussi donné deux blousons, un jukebox, des trucs auxquels ils sont très attachés”.

Pour ce dernier, l’accord récemment trouvé entre les deux parties les plus médiatisées de l’affaire d’héritage a toutefois un goût amer : “Moi, franchement, je suis en conflit avec la personne qui était avec mon père, elle me donne deux blousons et un disque en plastique, je lui crache à la figure”.

Il faut dire que Johnny Halliday avait souhaité que toutes ses possessions reviennent à Laeticia, sa dernière femme, ainsi qu’à ses deux filles adoptives, Jade et Joy. Une décision que ses deux enfants aînés, David et Laura, ont décidé de contester, mettant en avant la loi française qui stipule que tous les biens d’une personne décédée revienne à ses descendants. En 2018, un tribunal américain avait ainsi refusé qu’une partie des biens de Johnny Hallyday soit transférée dans un trust américain au nom de Laeticia Hallyday, encourageant les deux héritiers David Hallyday et Laura Smet à poursuivre leurs revendications auprès de la cour américaine.

L’accord qui vient d’être trouvé après plusieurs années de bataille juridique a cependant de quoi éveiller des sentiments d’injustice chez les témoins qui y auront été confrontés. En effet, David Hallyday, qui souhaitait obtenir une partie des droits sur les albums de son père, y aurait finalement renoncé.

Un montant colossal qui ne suscite cependant pas les fantasmes

Si certains parlent d’une dette de 34 millions d’euros que la star du rock aurait laissé à sa femme, celle-ci tempère : “Sur les chiffres, il y a eu énormément de fantasmes”, affirme-t-elle. “La réalité, c’est qu’il y a du patrimoine, peu de trésorerie et beaucoup de dettes”, sans pour autant que ces déclarations confirment ou infirment le montant avancé. Bien qu’elle doive effectivement réduire son train de vie, l’ex-épouse du Taulier ne cède pas à la pression : « Je vais devoir rembourser la dette fiscale. C’est mon devoir, je l’accepte », dit-elle, déclarant penser avant tout à ses deux filles.