Elle était au coeur d’une polémique, la jugeant transphobe, et en conséquence, J.K Rowling a annoncé qu’elle préférait rendre une récompense. En effet, l’autrice de la saga « Harry Potter » a été accusée de critiques sur les personnes transgenres.

L’année dernière, elle recevait le prix « Ripple of Hope », de la part de l’organisation des droits humains Robert F Kennedy (RFKHR). Malheureusement, tout tourne au vinaigre quand J.K Rowling est accusée par la présidente de cette organisation, Kerry Kennedy, de réduire l’identité des personnes transgenres.

Une accusation dont l’autrice s’est défendue sur son site : ce jeudi 27 août, elle publie sa version des faits, et souligne son engagement pour la cause LGBT. “En tant que donatrice de longue date à des associations LGBT et partisane du droit des personnes trans à vivre sans être persécutées, je réfute catégoriquement l’accusation selon laquelle je déteste les personnes trans ou leur veux du mal” explique-t-elle.

Une récompense rendue pour cause de « divergence de vues ».

Après avoir expliqué que les déclarations de Kerry Kennedy insinuaient à tort une transphobie, l’autrice a donc annoncé sa décision de rendre la récompense qu’on lui avait remise, pour cause de « très grande divergence de vues ». En juin dernier en effet, le tweet de J. K. Rowling avait été jugé insultant.

“Si le sexe n’est pas réel, il n’y a pas d’attirance envers le même sexe. Si le sexe n’est pas réel, la réalité vécue des femmes dans le monde est effacée. Je connais et j’aime les personnes trans, mais effacer le concept de sexe enlève à beaucoup la capacité de discuter de leur vie de manière significative. Ce n’est pas de la haine de dire la vérité » écrivait-t-elle sur les réseaux sociaux.

Par la suite, J.K Rowling avait partagé un article évoquant des “personnes qui ont leurs règles”, et avait ironisé sur la question, en publiant : “Je suis sûre qu’on devait avoir un mot pour ces gens. Que quelqu’un m’aide. Feum? Famme? Feemm?”.

Aujourd’hui supprimé, ce tweet n’a pas empêché l’écrivaine de faire l’objet d’un véritable tollé sur la toile. L’interprète d’Harry Potter lui-même, Daniel Radcliffe, s’était placé du côté des critiques, en marquant son opposition aux propos de J.K Rowling. “Les femmes trans sont des femmes. Tout propos affirmant le contraire efface l’identité et la dignité des personnes transgenres”, avait-il partagé.

J.K. Rowling se dit soutenue par la communauté trans

Depuis, J.K. Rowling dit avoir reçu de très nombreux messages de soutien, à la fois de personnes trans, mais également d’un public beaucoup plus large. Selon ses dires, les e-mails qu’elle aurait reçus confirmeraient la toxicité entourant de telles discussions sociales.

L’organisation de défense des droits des LGBTQ, GLAAD, a elle évoqué un alignement de J.K. Rowling sur une idéologie qui « déforme délibérément les faits sur l’identité de genre et les personnes trans », et affirmé qu’en 2020, « il n’y a aucune excuse pour cibler les personnes trans ».

Pour rappel, l’autrice n’en n’est pas à sa première accusation de transphobie. En décembre 2019 déjà, la mère d’Harry Potter avait affiché son soutien à Maya Forstater, une chercheuse britannique licenciée pour avoir affirmé qu’une personne ne pouvait pas changer son sexe biologique.

De plus, en juin dernier, trois auteurs ont annoncé leur départ de l’agence littéraire de J.K. Rowling après la polémique autour de ses propos considérés comme « transphobes ».
« Nous sommes tristes et déçus d’en arriver là » avaient-ils confié dans un communiqué commun.