Impôts: La période des impôts est toujours un moment délicat pour les particuliers. D’autant que chaque année, des éléments changent. Alors, il vaut mieux se mettre à jour avant que l’échéance n’arrive. Nous sommes à une semaine de la présentation du budget annuel en Conseil des ministres. Et voici donc plusieurs points qui reprennent en détails, ce qui va changer par rapport à l’année dernière et ce qui ne changera pas.

Les barèmes ne sont pas réformés cette année, ils s’adaptent à la situation économique

Une des premières choses qui ne changeront pas pour cette nouvelle année, ce sont les barèmes d’impositions. En effet, les barèmes des impôts avait déjà subi des changements en 2020. Car après les manifestations des “Gilets jaunes” avait été votée une loi des finances particulière. Loi qui s’attachait notamment à la refonte des barèmes pour les impôts sur les revenus. L’objectif étant de baisser les charges d’impositions pour les moins argentés. Les foyers ayant un revenu entre 9 924 euros par an et 27 519 euros par an étaient imposés à 14%. Aujourd’hui, suite à la refonte des barèmes, le taux d’imposition ne s’élève plus qu’à 11%. En revanche, la tranche de revenu haute s’est abaissée à 25 405 euros par an.

C’est à dire qu’à 1000 euros près, les classes moyennes ou cadres voient leurs tranche d’imposition se décaler. Mais c’est bien seulement le taux d’imposition de la première tranche imposable qui voit ses impôts baisser de 3%. Un changement qui n’a d’ailleurs pas encore convaincu les Gilets jaunes de descendre manifester dans la rue.

 

Tous les ans, les finances prônent la stabilité fiscale

Comme chaque année, la surprise n’est pas là, les barèmes vont s’actualiser. Les impôts sont aussi vivant que l’inflation et que notre économie. Ils s’adaptent donc toujours à ce que le pays traverse pour favoriser la plus grande stabilité possible. Le ministre des comptes public doit veiller à remplir cette mission pour la France. Les impôts ont donc déjà été suffisamment chamboulé l’année passée avec la baisse de 3% de la première tranche imposable. Pour garantir la stabilité des comptes, imposable de faire des changements tous les ans. Et pour les professionnels de l’économie, 3% c’est déjà beaucoup. Il faudra donc se contenter de cette modification pendant plusieurs années. Mais compter sur l’adaptation du barème des impôts tous les ans pour rester au plus près de la réalité des Français.

La mensualisation du crédit d’imposition est à l’étude

Un autre changement est la possibilité de mensualiser son crédit d’imposition. Les impôts permettent en effet déduire des charges de la somme à payer à l’État. Par exemple, lorsque vous engagez une personne pour faire du ménage chez vous, vous pouvez récupérer 50% de vos frais sur vos impôts. En revanche, la mensualisation de ce crédit reste encore en phase beta. C’est-à-dire que tout n’est pas encore prêt pour valider son lacement avec sérénité. Car ces crédits ne sont pas calculés dans le taux de prélèvement à la source. Le crédit arrive un an après la déclaration, même si le prélèvement à la source voudrait supprimer ce décalage d’un an entre les faits et les impôts.

C’est donc uniquement sur les services à la personne que ce type de crédit est testé en direct. Pour le reste, cela ne change pas encore, le crédit d’impôt est versé en janvier pour plus de la moitié, le temps de patienter l’année suivante de toucher le reste. La généralisation du crédit d’impôt se voulait prête pour 2022 mais a pris du retard. Ce ne seront que deux départements qui pourront tester le nouveau système à l’essai. Si les Français demandent la mensualisation le plus rapidement possible, il faudra encore prendre son mal en patience quelques années.

Les crédits et réductions d’impôts sont sur la sellette ?

La refonte des niches fiscales devait s’engager. Une refonte qui supposait de changer la donner sur les crédits et les réductions d’impôts. Mais finalement, la crise sanitaire ralentie les démarches. En effet, la stabilité fiscale impose de laisser en place ces dispositifs qui permettent aux foyers et aux entreprises de faire face à la crise. Alors, la loi Pinel et les prêts à taux zéro restent en place “grâce” à la crise sanitaire, pendant au moins deux ans.

Dans le même domaine, une reforme concernant les réductions des impôts des personnes âgées devait voir le jour. Une reforme qui visait à réduire les crédits d’impôts des personnes nécessitant de l’aide à domicile ou résidants en Ehpad notamment. Mais encore une fois, la crise sanitaire contraint le gouvernement à repousser cette question et ce débat. Un soulagement donc pour ceux qui peuvent bénéficier des crédits et des réductions sur les impôts pendant encore au moins deux années.

 

Augmentation de la réduction d’impôts pour investir en entreprise

Aujourd’hui, lorsque vous investissez dans des PME éligible, vous pouvez demander une réduction d’impôt allant jusqu’à 25% du montant de votre investissement. Auparavant, cette réduction était fixée à 18%. Depuis le 10 août et jusqu’à nouvel ordre, elle a donc augmenté significativement. Cette augmentation aurait dû être mise en place en 2018 mais elle a mis du temps à se voir valider. Aussi, elle ne reste en vigueur de façon certaine que pour les investissement allant jusqu’à la fin de l’année 2020. Pour la suite, il faudra attendre la validation des commissions concernées. Mais d’après MoneyVox, il y a de grandes chances pour que cette démarche perdure.

La suppression de la taxe d’habitation
Ce qui change en revanche cette année pour beaucoup de Français, c’est l’exonération de la taxe d’habitation. En effet, ce sont environ 80% des foyers qui ne devront plus payer cet impôt. la raison étant que cette taxe va progressivement disparaître. Si vous êtes encore sous à régler cet impôt, les réductions vont être de plus en plus significatives au fil des ans, jusqu’à sa suppression. Pour 2021, il faudra compter 30% de réduction et 65% l’année suivante.