Diffusé il y a quelques jours sur TF1, le biopic Pourquoi je vis, retraçant la vie de Grégory Lemarchal a connu un énorme succès. Réalisé sous le contrôle des parents de l’artiste trop tôt disparu, le téléfilm a attiré plus de 7,3 millions de téléspectateurs. Un immense succès pour un projet qui était très attendu. Aussi bien du côté des téléspectateurs et des fans de l’artiste, que de la famille de Grégory Lemarchal, tous attendaient cette diffusion avec impatience. Le père du chanteur à la voix d’or s’est confié dans la presse dès le lendemain, pour faire part de son énorme satisfaction.

Car si la réalisation et la diffusion de ce film étaient très importantes pour la famille de l’ancien candidat de la Star Academy, il permettait surtout au père et à la mère de Grégory Lemarchal de remettre l’accent sur le combat contre la mucoviscidose. Dans une interview accordée au Parisien, le père de l’artiste avouait avoir espéré 6 millions de téléspectateurs.

Les audiences ont donc dépassé toutes ses espérances. Pierre Lemarchal souhaite donc maintenant continuer à faire la promotion de la Maison Grégory qui ouvrira en 2021. Un projet unique en Europe qui a pour but d’accueillir les personnes souffrantes de la terrible maladie dont est décédé son fils en 2007.

Un projet, mené par l’association Grégory Lemarchal, qui sera donc la première maison en France dédiée uniquement aux malades de la mucoviscidose. S’il y a quelques années l’espérance de vie d’une personne touchée par ce mal était de 8 ans, aujourd’hui les gens vivent jusqu’à plus de 50 ans. Mais comme le rappelle le site consacré à cette association, même si la durée de l’existence des patients augmente, leur qualité de vie n’est pas toujours au rendez-vous. Aujourd’hui les plus de 18 ans représentent plus de 50 % des patients. ” C’est une avancée énorme, mais nous devons être à la hauteur des nouveaux problème qui se posent. Parce qu’une meilleure prise en charge contribue à l’amélioration de la qualité de vie, nous devons accompagner ces jeunes en dehors de l’hôpital et les aider à se sentir mieux dans leur tête et dans leur corps, sortir du ” tout médical ” pour se concentrer sur l’humain. C’est pourquoi nous avons lancé ce projet unique en Europe. La première maison pour les patients souffrant de mucoviscidose : la Maison Grégory Lemarchal “.

Des déclarations que l’on peut retrouver sur le site dédié au projet des parents de l’artiste qui verra le jour dans quelques mois. ” Nous avons trouvé le terrain idéal pour la faire naître. Dans la commune de Rueil-Malmaison dans l’ouest de la région parisienne, où Grégory a vécu, proche de deux centres de greffe essentiels que sont les hôpitaux Foch et Georges Pompidou. Dans un écrin de verdure, nous accueillerons les patients venus de toute la France dans une structure composée de deux maisons et d’une salle de réentraînement à l’exercice physique si important pour améliorer leurs conditions. La première maison permettra d’héberger ceux qui viennent de loin. Dans la seconde, seront proposés à la fois des services liés au bien-être (relaxation, soins esthétiques) et au développement personnel (atelier, chant, musique et théâtre), mais aussi des conseils de psychologues, nutritionnistes, assistantes sociales et une aide à l’orientation professionnelle pour les projets. Bref, avoir une vie ‘normale’ “. Tel était le message qu’on pouvait lire, il y a déjà 3 ans concernant ce projet qui verra donc le jour prochainement. Si le chantier a été arrêté le 15 mars dernier en raison de la pandémie du covid-19, l’avancement des travaux permet d’espérer une ouverture dans les prochains mois.

Ce biopic, dédié à leur enfant disparu, aura donc été l’occasion pour les parents de Grégory Lemarchal de remettre en pleine lumière leur association. Au vu de l’engouement du public pour ce film qui a réuni un grand nombre de téléspectateurs, on peut imaginer le bonheur de Pierre et Laurence Lemarchal qui, depuis la disparition de leur fils, se battent pour mieux faire connaître la maladie de la mucoviscidose.

Si le couple avait été très inquiet de cet hommage qui allait être rendu à leur fils à travers un téléfilm, depuis sa diffusion, il semble très heureux et satisfait du travail accompli. Il continue donc à se battre pour mettre en œuvre des solutions pour aider les malades. Dans cette optique, le père de Grégory Lemarchal précisait, il y a quelques jours avoir contacté, le ministère de la Santé suite à un problème qu’il juge très sérieux. En effet, un décret publié, en août de cette année, stipule que les patients atteints de mucoviscidose, ne pourront plus bénéficier d’un chômage partiel dans le cadre du coronavirus. Pour Pierre Lemarchal, il s’agit d’une aberration dont il voudrait absolument s’entretenir avec le ministre de la Santé. Il attend donc avec impatience la réponse du gouvernement pour pouvoir répondre aux familles qui sont très inquiètes.

À la suite de la diffusion de Pourquoi je vis, ce lundi 7 septembre sur TF1, Pierre Lemarchal a accordé une interview exclusive au journaliste du Parisien. Dans ce long entretien, il affirme que les messages envers l’association ont réellement afflué. Un but qui est donc atteint puisque la mucoviscidose revient au centre des débats. Le papa de l’artiste affirme que son épouse et lui-même ont été agréablement surpris par le succès de ce téléfilm. ” On voulait que les messages passent. Et ils sont passés au-delà de nos espérances auprès des téléspectateurs ” confirme Pierre Lemarchal.

Avec plus de 33 % de part de marché, ce téléfilm aura réalisé un score historique pour ce type de programme. ” J’espérais atteindre 6 millions de téléspectateurs. Ce succès enlève les regrets que nous aurions pu avoir, car cela n’a pas été simple pour nous. Ce n’était pas simplement la vie de Grégory que racontait ce téléfilm. À travers elle, il visait à faire comprendre que ce n’est pas facile d’être confronté à la mucoviscidose “. Un but qui semble donc parfaitement atteint par les parents du chanteur à la voix d’ange. En conclusion de cette interview, Pierre Lemarchal terminait simplement par ces mots ” lorsqu’on est touché, il reste de la force et de l’espoir… “, et visiblement ni lui ni son épouse n’en semblent dépourvus.