Voyants qui virent au rouge, même à l’écarlate et chiffres de morts en croissance, en France mais aussi à l’étranger… Face à ces indicateurs inquiétants, l’hypothèse d’un probable reconfinement en France est posé. Certains expliquent même que cette option est déjà validée. Explications.

En début de semaine, on comptait plus de 2.000 personnes se trouvent dans les services de réanimation en raison de l’épidémie de Coronavirus. Un chiffre inédit depuis le milieu du mois de mai. Quelles décisions le gouvernement va-t-il prendre pour faire face à cette seconde vague ? Un nouveau confinement va-t-il avoir lieu ? Certains pensent que oui. En France, une certaine confusion règne. De nombreux Français ont du mal à appréhender la stratégie du gouvernement. En Europe, les initiatives sont très différentes en matière de restriction.

Quels indicateurs pourraient entraîner un reconfinement de la France ?

Cet été, le gouvernement a construit sa stratégie autour de 4 hypothèses. D’après les configurations 1 et 2, l’épidémie est contrôlée. En cas de clusters important, signes d’une résurgence locale de la maladie, on met en place des mesures locales et précoces. D’après les configurations 3 et 4, on constate une perte de maîtrise de l’épidémie. Dans le cas 3, l’épidémie reprend lentement. Les chiffres se dégradent. Les mesures sont renforcées jusqu’au niveau régional et dans les grandes aires urbaines. Dans le cas 4, l’épidémie atteint un palier critique, les efforts pour la circonscrire ayant échoué. Ce qui peut entraîner un reconfinement général comme la France l’a vécu de mars à mai, avec ses conséquences terribles sur l’économie.

Quelles stratégies en Europe ?

La Pays de Galles et l’Irlande ont pris la décision de reconfiner la population afin de permettre de fêter Noël dans les meilleures conditions. De nouvelles restrictions vont s’imposer en Italie, Belgique et Slovénie. L’idée est de freiner l’épidémie qui a fait déjà 250.000 morts en Europe. En Espagne, la Navarre est quasiment bouclée depuis ce jeudi, comme de plus en plus d’agglomérations espagnoles.

La fatigue des soignants et le manque de moyens

Les soignants et ont été très éprouvés par la crise sanitaire et la gestion de l’épidémie. Ils craignent cette deuxième vague et incitent les Français à respecter les gestes barrière. Les places disponibles dans les hôpitaux se raréfient. Le personnel ressent une grande lassitude. A noter que l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France, précisait cette semaine qu’avec « 661 malades, on a dépassé les 57 % d’occupation » des places de réanimation. Un seuil qui oblige des déprogrammations d’interventions pour faire de la place dans les hôpitaux.

Récemment, le docteur Michael Ryan, responsable des urgences sanitaires à l’Organisation mondiale de la santé, a indiqué que le traçage des cas contacts était inopérant dans de plusieurs pays d’Europe. Du coup, les cas de Covid-19 ont ont fortement augmenté ces deux dernières semaines. Le nombre d’hospitalisations et de décès progresse. Ceci est dû à un relâchement de la population. La peur d’un désastre économique est aussi quelque chose qui effraie beaucoup les autorités.