Alors que la nouvelle saison de Fort Boyard a commencé il y a quelques semaines, des nouveautés sont apparues dans la 31e édition du grand jeu d’aventure de France 2. Si de nombreuses modifications ont été opérées cette année, notamment en raison de la crise sanitaire qui a obligé la production à revoir sa copie, les concepteurs ont également pimenté les épreuves afin d’offrir de nouvelles sensations aux téléspectateurs, mais aussi aux candidats qui redoutent parfois ce qui les attend.

Si aujourd’hui les boyards tombés sur le sol, ne peuvent plus être ramassés dans la salle des coffres, et que les candidats ont l’interdiction de se porter l’un l’autre pour augmenter leurs chances de récolter plus d’argent, une autre épreuve a été modifiée. Willy Rovelli, dans son rôle de Willymix, va probablement donner quelques sueurs froides ou au contraire de gros coups de chaleur aux participants de Fort-Boyard, lors des épreuves qui voient les candidats affronter l’humoriste et comédien dans son rôle désormais devenu célèbre. Avec le bar clandestin qui a remplacé son food truck, qui avait auparavant remplacé son restaurant, le comédien et animateur a vu son rôle se modifier au cours des saisons.

Depuis la reprise des émissions, les participants de Fort-Boyard doivent désormais vivre une expérience gustative qui peut se révéler douloureuse pour obtenir le précieux joker. Il s’agit d’avaler un piment en entier afin de recueillir des informations nécessaires au bon déroulement du jeu. ” L’une des premières choses que j’avais dites à Guillaume Ramain, producteur artistique dès la fin de ma première saison, c’était que j’avais peur de radoter. Du coup, chaque année, il me met une petite nouveauté “, racontait Willy Rovelli.

Dans une interview accordée au Figaro, le journaliste avait eu la chance de pouvoir rencontrer le producteur artistique afin de l’interroger sur ces dernières trouvailles. ” Comment avez-vous eu l’idée du piment ? “ demandait l’interviewer. ” Chaque année, on cherche pour Willy Rovelli des nouvelles façons d’étonner les téléspectateurs avec des défis gastronomiques inédits et nous n’avions pas encore utilisé le piment. C’est un défi étonnant qui amuse généralement les amateurs de piments ” répondait le membre de l’équipe de Fort-Boyard.

” Combien de sortes de piments aviez-vous sur le fort ? ” continuait le journaliste. ” On en avait une vingtaine et on en a utilisé une dizaine pour les épreuves. Ça allait du piment d’Espelette jusqu’au Carolina Reaper dont les puissances vont de 1500 à 1,5 millions sur l’échelle de Scoville “. ” Où vous les êtes-vous procurés ? ” poursuivait le collaborateur du Figaro. ” On a fait une recherche sur des sites d’amateurs de piments. En France, on trouve facilement le piment d’Espelette ou de Cayenne mais le Bhut Jolokia vient d’Inde, l’Habanero du Mexique. On a pu se fournir grâce à différents sites internet basés en Allemagne ou encore aux États-Unis. Sachant que certains sont assez rares, on regardait leurs disponibilités avant de passer commande ” répondait Guillaume Ramain.

” Comment les candidats été choisis pour les épreuves ? “ se demandait l’interviewer. ” Dans les questionnaires qu’ils ont reçus avant leur participation, il y avait plusieurs questions sur le piment, à savoir s’ils étaient amateurs de piments, quel type de piment ont-ils déjà mangé, aiment-ils le tabasco, la harissa ? Est-ce que les piments d’Espelette et de Cayenne sont forts pour eux ? Une façon de les mettre dans l’ambiance et surtout de connaître leurs appétences et leurs expériences avec des piments. Au moment d’envoyer le candidat, Olivier Minne prévenait qu’il s’agissait d’une épreuve pimentée, donc celui ou celle dans l’équipe qui était le plus amateur de piments se désignait tout naturellement pour réaliser les preuves ” précisait le producteur artistique.

Fort Boyard

Une épreuve qui aura donc mis le feu sur les plateaux, comme notamment pour Pierre-François Martin-Laval, lors de l’émission diffusée, sur France 2, le samedi 18 juillet. L’humoriste et réalisateur qui était accompagné de Monsieur Poulpe, Tom villa et Daphné Bürki a été désigné pour aller affronter Willy Rovelli et tester sa résistance. PEF tirait au sort un piment de Cayenne, noté force 7, c’est-à-dire brûlant sur l’échelle de Scoville. L’ancien “Robin des Bois” se pliait de bonne grâce, mais avec un peu d’anxiété à l’exercice en avalant l’énorme piment qui après une seule bouchée commençait déjà à faire son effet : ” Ça fait une 2e vague quand ça passe là ” hurlait le comédien, qui avait visiblement la bouche et la gorge en feu. ” Même quand je respire ça brûle ” s’écriait l’artiste, alors que Willy Rovelli semblait très amusé de la situation. Mais malgré la douleur qu’il ressentait, Pierre-François Martin-Laval a été loin d’être ridicule et a réussi à terminer son piment sans néanmoins montrer quelques signes de souffrance.

Le 15 août dernier, c’était au tour de Tiga de se confronter à cette expérience. Originaire du Bénin, elle affirmait à Willy Rovelli que le piment qu’elle s’apprêtait à avaler, elle le connaissait “ Je le connais ce piment, c’est celui que ma mère cuisine. Il est très fort “. Il s’agissait en réalité d’un Habanero jaune, une variété petite et ronde, originaire du Mexique qui a une côte de 7 sur 10 sur l’échelle de Scoville. ” Je vais y arriver. C’est une madeleine de Proust pour moi “ affirmait l’animatrice en tentant de se rassurer. Dès le piment Habanero posé dans sa bouche, les résultats ne se faisaient pas attendre. ” J’ai les oreilles qui brûlent “ avouait l’animatrice Tiga, dont les papilles devaient être complètement anesthésiées, et semblait véritablement avoir un incendie dans la bouche.

Une nouvelle épreuve qui ne manque pas de piquant, mais qui a le mérite de bien faire rire aussi bien les participants du jeu, que Willy Rovelli, et aussi les téléspectateurs plein de compassion devant l’évidente douleur des candidats qui se battent pour la bonne cause.

L’ancienne Miss France, Alexandra Rosenfeld avait également subi le même sort, le 1er août dernier, et était tombée sur un piment de Cayenne qu’elle avait avalé en trois bouchées, sans apparemment ressentir la moindre gêne. Ce qui avait fait dire à certains qu’il s’agissait d’un poivron et non d’un piment. Mais en réalité, la belle jeune femme semble être une habituée et dit cuisiner avec des quantités énormes de piment de Cayenne au quotidien. Visiblement, nous ne sommes pas tous égaux devant la douleur.