L’évolution de la crise sanitaire n’est pas favorable ces derniers jours, voire même ces dernières semaines. Le Président de la République en prend acte et a affirmé à l’Elysée qu’il pourrait prendre des mesures dans les prochains jours. Le début du mois de mars promet des nouveautés. Mais pour le moment, impossible de savoir si elles iront dans le sens d’un relâchement ou d’un resserrement des mesures. nous fait le point avec vous dans cet article. Tout en sachant que la tendance serait plus vers un durcissement des mesures, évaluons ensemble l’évolution de la crise sanitaire.

L’évolution de la crise sanitaire prend un tournant peu favorable

La France fait face à une flambée des cas de contamination mais seulement dans quelques régions précises du pays. Contenir la propagation en appliquant des mesures ciblées est-il alors envisageable ? C’est en effet une possibilité. Mais à voir la façon dont le gouvernement gère la crise sanitaire depuis la début, il se pourrait que toute la France soit mise encore à la même enseigne. Néanmoins, Emmanuel Macron a bien fait comprendre à ses équipes qu’il fallait à tout prix tenter d’éviter le scénario d’un nouveau confinement. Aux vues de ce qu’il se passe en Moselle et dans les Alpes-Maritime, cela sera-t-il possible ? Les Français sont de plus en plus sceptiques.

Dans le journal Libération, il apparaît que le Président de la République s’est exprimé en face des députés de sa majorité, à propos de ses doutes, le 19 février.nous vous en parlait déjà dans un précédent article. Il aurait affirmé que deux scénarios sont possibles pour les semaines avenir. L’un dans lequel les cas de contamination continuent de chuter et l’autre dans lequel les cas de contamination vont flamber. Pour le premier cas de figure, la réponse du gouvernement sera de relâcher légèrement les contraintes qui pèsent sur les Français. Nous pouvons ainsi envisager des mesures telles que la réouverture des cinémas, des théâtres ou encore des restaurants. Mais cela reste des hypothèses évidemment. Dans le deuxième scénario, plusieurs options sont envisageables également. Celle d’un troisième confinement total et généralisé au pays reste néanmoins la plus plausible pour les Français.

Deux scénarios possibles dans les prochaines semaines, des scénarios aux implications opposées

Le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, n’a pas encore détaillé les possibilités de ces deux scénarios. Mais les médias imaginent que le durcissement des règles dans les Alpes-Maritime sont un bon exemple de ce qui attend le pays. En effet, des reconfinements ciblés de part et d’autre de la France amèneraient le confinement généralisé en douceur. Comme cela fut le cas pour l’installation du couvre-feu de 18h à 6h du matin. D’abord mis en place à partir de 21h sur tout le pays, ce sont plusieurs départements qui sont rapidement passé à 18h aux vues de l’évolution de la crise sanitaire particulière. Puis tout le pays s’est lui aussi conformé aux mêmes mesures.

Le 20 février dernier, Olivier Véran, le ministre de la Santé, déplorait le changement de tendance de l’évolution de la crise sanitaire. Alors que la courbe avait tendance à baisser de jour en jour, elle remonte à présent. De même, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, ajoutait que « la tendance n’est pas à desserrer les contraintes ». De quoi laisser envisager le second scénario comme plus plausible donc. En effet, avec de tels constats, nous en convient, il est risqué d’imaginer un relâchement des mesures restrictives sur le pays dans les prochaines semaines sans être très déçu.

La France fera bientôt le bilan et devra en accepter les conséquences

Les Français se préparent à un nouveau confinement depuis plusieurs mois à présent. Depuis les vacances de Noël, la population vit dans la crainte de voir tomber cette sentence. L’avantage alors, si le confinement est annoncé au début du mois de mars, c’est que les Français l’auront vu venir. Une forme de soulagement gagnera donc certaines personnes plutôt que de miner le moral de toute la population. En effet, le confinement a un impact psychologique important que la gouvernement ne veut pas négliger. C’est une des raisons pour lesquelles cette option reste sur le tapis mais est celle de l’ultime recours.

L’évolution de la crise sanitaire est très controlée cette année en comparaison à l’année dernière. Mais nous sommes visiblement encore loin d’être sortis d’affaire.