Emmanuel Macron parle cependant d’un « confinement adapté » car les restrictions sont assouplies par rapport au précédent confinement.

« Si les efforts consentis ont été utiles, la lucidité commande d’admettre que cela ne suffit pas, ne suffit plus », a commencé le président de la République. Avant d’ajouter: « Le nombre de contaminations a doublé en moins d’une semaine. À la différence de la première vague, l’ensemble des régions se trouve en seuil d’alerte ».

Le président Emmanuel Macron a annoncé un nouveau confinement sur toute la France dès ce vendredi 30 octobre. « Il faut retrouver à partir de vendredi, le confinement qui a stoppé le virus. Tout le territoire national est concerné », a-t-il indiqué.

Ce confinement sera cependant adapté : les écoles resteront ouvertes, le travail pourra continuer et les Ehpad resteront ouvertes. Les commerces non-essentiels, les bars et restaurants seront fermés. Les crèches, écoles, les collèges et les lycées demeureront ouverts avec des protocoles sanitaires renforcés. Des cours en ligne seront donnés dans les universités.

La seconde vague sera plus meurtrière que la 1ère

Emmanuel Macron annonce une vague de l’épidémie plus virulente que la première. « La seconde vague sera plus meurtrière que la 1ère, nous le savons désormais (…) Le virus circule à une vitesse que mêmes les prévisions les plus pessimistes n’avaient pas anticipé », souligne-t-il. Le Président a indiqué que l’objectif premier était de protéger la population, y compris les plus jeunes. « Nous ne savons pas dire aujourd’hui quelles sont les séquelles à long terme. Contracter ce virus n’est jamais anodin, même si on a 20 ans », a-t-il déploré.

Emmanuel Macron a rejeté la piste de confiner uniquement les populations à risque. « Confiner les seules personnes âgées serait inefficace. Elle peut être pertinente, mais cette stratégie n’est pas suffisante », a-t-il indiqué.

Ces derniers mois, Emmanuel Macron avait répété que la stratégie

était de « tout faire pour éviter » un nouveau confinement national.

La crainte des autorités est avant tout la saturation des services de réanimation: le nombre de patients s’y élevait mardi à 2.900, soit la moitié des 5.800 lits de réa disponibles dans toute la France, où l’épidémie a déjà fait plus de 35.000 morts.

Le gouvernement a fait état mardi de 288 morts à l’hôpital pour les dernières 24h et 235 en Ehpad sur les quatre derniers jours.

« On a beaucoup plus de malades et on s’attend à en avoir beaucoup plus qu’en mars-avril, et beaucoup moins de personnes pour y faire face« , témoigne le professeur Djillali Annane, chef du service de réanimation de l’hôpital Raymond-Poincaré à Garches (Hauts-de-Seine).