Il règne en France de vives inquiétudes concernant les chiffes de la covid-19 en augmentation dans certaines régions. “La tendance n’est pas bonne” a confié Olivier Véran. Quelle est donc réellement la situation?

Coronavirus: Où en sommes-nous exactement? Coronavirus serait-elle en train de gagner du terrain ? En tout cas, certains chiffres commencent véritablement à inquiéter les spécialistes. Toutes les régions géographiques ne semblent pourtant pas logées à la même enseigne. Mais les récentes statistiques n’augurent pourtant rien de bon. Même le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal ne peut plus cacher son inquiétude. Alors quelle est exactement la tendance ? nous tente de vous dresser une carte précise de la situation.

Coronavirus : ” la tendance n’est pas bonne “

Des chiffres à la hausse

Depuis le week-end, tous les responsables politiques se sont exprimés. Ainsi, Gabriel Attal n’a pas hésité à faire face à la réalité. Il admet que la tendance n’est pas bonne. Même le chef de l’État exprimait lui aussi sa plus grande inquiétude face aux députés, vendredi dernier. S’il envisageait dans un premier temps de relâcher la pression sur les Français, il semblerait aujourd’hui beaucoup moins optimiste. Mais alors pourquoi ce revirement de situation ? En réalité, la situation évolue très rapidement. D’ailleurs, les spécialistes scientifiques ont de très mauvaises prévisions pour le mois de mars. Si les courbes continuent d’évoluer en ce sens, l’Hexagone pour reconnaître un nouveau pic de contamination dans quelques jours, voire dans quelques semaines.

Dès lors, des décisions s’imposent. Face au micro du Grand Jury LCI RTL Le Figaro, Gabriel Attal s’en explique : ” Ce qu’on observe depuis deux trois jours, c’est que les chiffres montent un peu. Il y a une situation difficile, extrêmement fragile au niveau national “. Pourtant, la situation semblerait plus grave dans certaines zones géographiques. Notamment en Moselle et dans les Alpes-Maritimes. Deux régions dans lesquelles l’épidémie explose littéralement. Pour preuve, ce nouveau confinement rendu obligatoire dans le sud de la France durant le week-end.

Des élus locaux très inquiets

Après la région azuréenne, va-t-on devoir envisager un reconfinement région par région ou même ville par ville ? Certains responsables politiques le craignent en tout cas. Mais alors pourquoi cette inquiétude ? Dimanche dernier, 22 046 nouveaux cas étaient constatés. Alors qu’une semaine plus tôt, seule 16 546 contaminations étaient comptabilisées. Le taux de positivité au test est ainsi passé de 5,9 % à 6,3 % en seulement quelques jours. L’agence sanitaire en charge de récolter ses données se veut donc très claire : la tendance est à la hausse. Dans les hôpitaux, il semblerait que ce soit le même constat. Durant la dernière semaine, 9 632 malades ont dû être hospitalisés. Parmi ceux-ci, 1 807 ont même dû rejoindre les services de réanimation.

Mais le plus inquiétant est encore ailleurs. Car l’évolution à la hausse semble constante. Dès lors, les scientifiques prévoient un véritable rebond pour le début du mois de mars. Afin d’éviter ce scénario catastrophe, le gouvernement pourrait donc prendre des mesures immédiates afin d’inverser la tendance. Il se base notamment sur les chiffres de la Moselle, ou sur place le taux d’incidence est de 283 pour 100 000 habitants. Alors que dans le Grand Est par contre, il est de 175. En région parisienne, 256 cas pour 100 000 habitants ont été constatés au 18 février. À titre de comparaison, les Bouches-du-Rhône en sont à 346 alors que les Hautes-Alpes avoisinent les 250. De plus, il existe une autre inquiétude. nous vous explique laquelle.

Des cas plus graves ?

Visiblement, le nombre de contaminations est loin de stagner et a même tendance à augmenter de manière significative. Mais selon les dernières études, c’est le variant Anglais qui opérait le plus haut taux de pénétration. D’ailleurs, cette nouvelle inquiète vivement les responsables politiques, tout comme les scientifiques en charge de la santé. Car selon les dernières constatations, il serait beaucoup plus contagieux et donnerait durant une plus longue période des symptômes plus forts. Le variant britannique représenterait désormais 72 % des cas constatés dans une ville comme Dunkerque. Dans les Alpes-Maritimes, ce serait de 30 à 50 %. Dès lors, le ministre de la Santé parait loin d’être optimiste pour la suite.

En effet, si la courbe n’infléchit pas, il faudra prendre des mesures adéquates. Si certains imaginaient déjà un assouplissement des restrictions, l’espoir commence peu à peu à s’amenuiser. Tout le monde attend donc avec impatience les prochaines déclarations d’Emmanuel Macron ou de son porte-parole pour connaître le résultat de leur réflexion. nous restera bien évidemment très attentif à la moindre de leur sortie médiatique. En tout cas, la carte de France montre de véritable disparités en matière de Coronavirus. Mais une conclusion s’impose, les chiffres inquiètent.