L’ex-présentatrice météo souffre d’une terrible maladie dégénérative. Catherine Laborde est en effet atteinte de démence, à l’âge de 69 ans. Mais son mari l’aide au quotidien. Ensemble, ils ont déjà imaginé le pire.
La maladie dont est atteinte Christine Laborde s’appelle la démence à corps de Lewy. Si le public connaît peu cette affection, elle ressemble pourtant de très près aux symptômes d’Alzheimer ou de Parkinson. En clair, cette maladie fait perdre la mémoire et la logique.

Très atteinte de ce mal, Christine Laborde peut néanmoins compter sur son entourage. Son mari Thomas Stern se tient à ses côtés pour l’épaule. L’écrivain a tenu le coup pour affronter cette dégénérescence avec son épouse. Il sait qu’ils devront vivre avec pendant de longues années. Rien ne s’arrangera avec le temps, au contraire.

“On ne sait plus où on est, qui on est.”

Mais le couple a eu le courage de faire face, quoi qu’il arrive. L’ancienne figure de TF1 a dévoilé à plusieurs reprises ce combat quotidien. Elle s’était notamment confiée aux journalistes de Sept à Huit sur TF1. « J’ai des pertes de mémoire sans arrêt. Là, je viens de vous parler et je ne me souviens plus ce que j’avais dit une demi-heure plus tôt. On ne sait plus où on est, qui on est », avait-elle expliqué. Difficile de vivre de façon indépendante dans ces conditions.

“Il y a des moments où elle part en vrille et des moments où elle est complètement lucide.”

Pour Konbini, Thomas Stern s’est à son tour exprimé sur cette maladie. « Il y a des moments où elle part en vrille et des moments où elle est complètement lucide. Ce qui est à la fois une chance et un calvaire supplémentaire pour elle. Elle est dans la lucidité de son mal. », explique-t-il.

“Je n’ai pas fait ma valise, je ne suis pas parti en courant.”

Quand le verdict de la maladie est tombé, il n’était évident pour lui qu’il allait rester à ses côtés. « Je suis devenu aidant, je n’ai pas fait ma valise, je ne suis pas parti en courant, reconnaît-il. Au début, ça a été extrêmement dur de m’accoutumer à l’idée que quelque part, il fallait que je renonce à un certain nombre de droits de fuite et qu’il fallait être présent, être là et tenir la position. »

Cependant, l’écrivain se confronte à des moments très durs. « On est là par amour et il y a des vents contraires qui soufflent sans arrêt » a-t-il confié à Konbini. Quand la journaliste évoque l’idée de suicide, les deux amoureux répondent en coeur “oui”. « Moi j’y songe mais de manière assez abstraite en fait, c’est une hypothèse d’école, a révélé Thomas Stern. Pour l’instant. Mais la question de savoir ce que je deviendrais si elle n’est plus là, ça m’empêche de dormir toutes les nuits ».