Buckingham: Aujourd’hui installés aux États-Unis, le prince Harry et Meghan Markle se sont éloignés de la monarchie britannique. Une décision lourde de conséquences pour le couple qui doit aujourd’hui évoluer sans le soutien de la Reine. Mais un choix, visiblement réfléchi au vu du malaise qu’ils semblaient vivre et de leurs obligations qui ne leur convenaient plus.

L’une des raisons de cette décision historique pour la monarchie anglaise, pourrait également venir de la pression médiatique qu’ont subi le prince Harry et Meghan Markle dès l’annonce de leur mariage. Très critiquée par les tabloïds, l’actrice américaine a été à de nombreuses reprises l’objet d’articles à charge, la décrivant comme une personne extrêmement difficile. Tous les qualificatifs les moins flatteurs ont été utilisés à son encontre. Les journalistes anglais, ou du moins certains, décrivaient Meghan comme une personne loin d’être sympathique, étant capable de dépenser l’argent sans compter, qui pouvait se montrer prétentieuse, et qui serait même une mauvaise mère. Des jugements qui ne s’arrêtaient pas là, allant même l’accuser de s’être mariée à l’un des héritiers de la couronne britannique, afin d’accroître sa notoriété et de se mettre à l’abri financièrement.

Des attaques qui auraient fortement blessé Harry qui avant son exil avait tenté de renverser la tendance. Le fils cadet du prince Charles avait sollicité l’aide de la famille royale et des équipes en charge des relations avec la presse, afin de tenter de changer des choses. Dans une interview pour The Cut, le journaliste anglais, Omid Scobie, révélait que le prince Harry avait tout fait, pour que le palais de Buckingham puisse l’aider à rétablir la réputation de Meghan Markle : ” Lors de l’été 2019, Harry a eu une conversation avec son équipe et les conseillers principaux de Buckingham Palace afin de revoir la politique concernant les contacts avec la presse, car il voulait que Meghan et lui puisse communiquer avec un pool de médias plus large et diversifié “.

Meghan et Harry et le Buckingham

En effet, en Angleterre, tout journaliste n’a pas le droit de communiquer avec la famille royale du Buckingham. Une liste est établie par les principaux conseillers de la Reine et de son entourage. Une sélection qui se fait selon des critères que l’on imagine favorable à la royauté, mais aussi avec une vision des choses très conservatrice. Harry souhaitait donc que lui-même et son épouse puisse directement communiquer avec des organes de presse qui seraient peut-être un peu plus modernes ou avec un autre état d’esprit.

Mais malgré ces nombreuses requêtes, la réponse a toujours été là même. “ Si vous voulez faire ça, et bien vous pouvez payer pour vos propres engagements “ rapportait Omid Scobie lors de son interview. Une réponse et un manque de soutien, qui aura peut-être été l’un des éléments déclencheurs de la prise de décision du couple de s’éloigner de la famille royale et du Buckingham. Un choix qui leur permettrait de mieux contrôler leur image et d’être également plus libres de leurs mouvements. Des révélations que l’on peut retrouver dans la biographie Finding Freedom, qui tente d’expliquer l’éloignement de Meghan Markle et du prince Harry de la monarchie britannique.

Visiblement fatigué par les obligations dues à son rang, le fils de Lady Diana a donc renoncé à ses titres pour dans un premier temps s’exiler au Canada avec sa femme. C’est le 13 janvier 2020, qu’a eu lieu un conseil de famille extraordinaire en présence de Son Altesse la reine Élisabeth II d’Angleterre, de son fils aîné Charles et de ses petits-fils William et Harry. Le prince avait donc pris la décision d’annoncer à sa grand-mère et au reste de sa famille qu’il souhaitait quitter définitivement le Royaume-Uni et renoncer à ses titres. Il voulait être dégagé de ses engagements royaux et souhaitait désormais vivre sa propre vie.

Très jeune Harry avait d’ailleurs fait une révélation étonnante à son frère William. Ayant pleinement conscience qu’il n’était pas premier dans l’ordre de succession, il se sentait déjà déchargé d’une certaine pression. ” Un jour, tu seras roi et moi pas. Alors j’ai le droit de faire ce que je veux “ avait lancé Harry alors qu’il était enfant. Et il est vrai, que le fils cadet de Charles et Lady Di aura toujours pris quelques libertés avec l’étiquette. On avait pu le voir déguisé en nazi lors d’un bal masqué, fumer des joints ou boire de la bière, sur des photos qui avaient fait scandale dans la presse.

Une attitude que le peuple britannique a souvent pardonnée voyant toujours en lui le petit garçon de 12 ans à qui on apprenait le décès, dans un accident de la route, de celle qui lui avait donné le jour. Depuis cette terrible nuit, durant laquelle Diana, accompagnée de Dodi al-Fayed, de son chauffeur et d’un garde du corps avait eu ce terrible accident à Paris sous le pont de l’Alma, le petit garçon n’était plus vraiment le même. Cette tragédie l’aura profondément marqué, mais lui aura aussi engendré une méfiance totale pour la presse qui n’a pas toujours été tendre avec sa famille.

Quand il rencontre Meghan en 2016, la royauté ne voyait pas en cette jeune femme américaine une possible prétendante à une fonction au sein de la couronne britannique. Actrice, métisse, divorcée et féministe étaient autant de qualités qui ne rentraient pas dans les standards d’une éventuelle future princesse d’Angleterre. Depuis leur mariage en 2018, Meghan et Harry savaient que les choses ne seraient pas faciles et qu’ils devraient se battre pour imposer leur point de vue. Mais de toute évidence, la guerre était perdue d’avance et la fuite restait la seule solution.

Aujourd’hui installés aux États-Unis et parents d’un petit garçon prénommé Archie, les époux semblent parfaitement heureux de leur nouvelle vie. Les mariés viendraient même de déménager au début de ce mois d’août 2020 pour élire résidence dans un quartier très huppé de Santa Barbara, une riche ville du bord de mer à environ 150 km de Los Angeles, la Cité des Anges. Un lieu très chic où réside également la reine de la télévision américaine, Oprah Winfrey.

Mais malgré cet exil, Meghan et Harry sont encore la cible des journalistes et des paparazzis depuis leur arrivée sur le continent américain. Systématiquement, une plainte est déposée contre les indiscrets et la justice américaine saisie du dossier. ” J’ai perdu ma mère et maintenant, je vois ma femme devenir la victime des mêmes forces puissantes ” avait confié le prince, il y a quelques mois, pour faire comprendre à ceux qui voulaient l’entendre, que lui et son épouse avaient décidé de vivre loin des objectifs et qu’il fallait respecter leur choix.