Invitée par Apolline de Malherbe sur BFMTV, Audrey Pulvar est revenue sur ses terribles souvenirs d’enfance. Et notamment, les vi*ls commis par son père dont ses cousines étaient victimes

Invitée par Apolline de Malherbe ce 27 mars 2021, Audrey Pulvar a accepté de répondre aux questions de son intervieweuse sur un sujet pourtant difficile à évoquer. Durant cet entretien, l’ancienne journaliste est notamment revenue sur son enfance très compliquée. Elle fait ainsi des révélations fracassantes concernant les vi*ls perpétrés par son père. Un témoignage poignant sur lequel nous a décidé de revenir aujourd’hui pour vous.

Audrey Pulvar : témoin des pulsions perverses de son père

Un nouveau cas d’abus sur les enfants

Audrey Pulvar aura donc parlé sans aucun tabou sur les antennes de BFMTV samedi dernier. L’ancienne chroniqueuse de laurent Ruquier avouait ainsi avoir vu son père violer ses cousines durant de longues années. À l’époque, elle n’est encore qu’une enfant pourtant, elle assistera aux faits à seulement quelques centimètres de l’horreur : ” Je suis la fille d’un monstre “. Voilà en substance ce que déclarait Audrey Pulvar dans la matinale de France Inter, le 15 février dernier. Sur le plateau de BFMTV, l’épouse d’Arnaud Montebourg confirmait ces lourdes révélations parues dans la presse.

D’ailleurs, ses cousines Barbara Glissant et Valérie Fallourd n’avaient pas non plus, hésité à dénoncer les faits commis par le père d’Audrey Pulvar. Des actes odieux sur lesquels elle n’hésite donc pas à revenir. Des souvenirs qui bien évidemment restent gravés dans sa mémoire. ” Je suis là en tant que moi-même, et en tant que fille d’un p***criminel, donc fille d’un monstre au sens actuel qu’on donne à ce mot. Et quand vous êtes la fille d’un monstre, forcément, vous vous demandez si vous n’êtes pas un peu monstre vous-même “. nous vous livre ainsi la suite de son témoignage émouvant.

Une enfance faites de peurs et de doutes

Face à son interlocutrice, Audrey Pulvar revient sur les difficultés qu’elle aura dues traverser. ” Il fallait que je m’adapte en permanence “. Elle expliquait ainsi que vivre aux côtés d’un père qui abusent des enfants ” Était quelque chose de très difficile, de très lourd à porter “. Avant de préciser : ” Quand j’avais cinq ans, je dormais à côté de ma cousine pendant que mon père la violait “. Malheureusement, des faits loin d’être isolés.

En effet, cela se serait reproduit à de nombreuses reprises : ” Un certain nombre de faits se sont produits quand nous étions en vacances. Le soir, on dormait dans une tente de camping, il y avait le lit de mon père, le lit de ma cousine et le mien “. Donc Audrey Pulvar se rappelle parfaitement bien les moindres moments traversés par sa cousine ces nuits-là. Elle livre ainsi son propre sentiment d’impuissance face à ce qu’il se passait à côté d’elle. Néanmoins, l’ancienne journaliste tient absolument à parler aujourd’hui. Pour elle, il s’agit d’un moyen d’éveiller les consciences sur ce problème malheureusement beaucoup plus répandu qu’on ne le pense. Audrey Pulvar évoque également la douleur qui traverse les générations. En précisant que ” Tous ceux qui ont été confrontés à ce problème, soit en tant que victime direct, soit en tant qu’entourage savent de quoi “ elle parle…

Une véritable libération de la parole ?

Concernant le père d’Audrey Pulvar, il aura donc fallu de nombreuses années avant que l’horreur ne soit dénoncée. En effet, Marc Pulvar n’aura jamais été inquiété de son vivant. Décédé en 2008, l’homme politique originaire de la Martinique aurait néanmoins dû répondre devant la justice et faire face à ses accusatrices et victimes. Pourtant, tout le monde semble s’être tu, durant de longues années. Il semble donc important à Audrey Pulvar de libérer cette parole trop longtemps cachée. Une règle que s’impose à un grand nombre de victimes et leur entourage lorsque l’horreur est découverte.

Néanmoins, depuis quelques mois, la tendance semble timidement prête à s’inverser. De plus en plus de témoins ou de victimes, n’hésitent plus à crier haut et fort leur colère. Tout comme d’ailleurs, les cousines d’Audrey Pulvar qui ont finalement trouvé le courage de parler. D’ailleurs, l’ancienne journaliste affirmait il y a quelques semaines les soutenir pleinement dans leur démarche. ” Je souhaite qu’elles soient entendues et que leurs paroles soient respectées “. Mais Audrey Pulvar aura, elle aussi, fait preuve d’une véritable force mentale pour oser évoquer le sujet. Car reconnaître que son père est ” Un monstre “ doit probablement être une démarche beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît. Vivre avec le jugement porté sur ses aïeux pour des faits pour lesquels elle n’est effectivement pas responsable est une lourde dette à porter. Un héritage dont Audrey Pulvar semble aujourd’hui prête à se débarrasser. Car les actes de ses hommes en dehors de toute réalité ne devraient pas avoir à éclabousser leurs familles qui ont été contraintes au silence par peur, par pressions ou même par culpabilité.